31 octobre 2007
Ceci est en fait un appel à tous les écrivains.
Les sages ont tranchés, nous allons perdre des mots. http://www.academie-francaise.fr/dictionnaire/index.html
Bien sur, nous en gagnons aussi mais quid de ceux qui passent à la trappe ?
Personnellement je m’insurge, nous perdons dans cette édition les termes abuseur (j’en connais au moins un), babillement et baladinage et je ne parles même pas de baliverner, chapeler, chipotier et chipotière, démeublement, ergoterie (bon remplacée par ergotage mais tout de même) immortification et immortifié. Bon bref plus de cent mots entre « a » et « l ».
Il s’agit donc d’agir avant que nous ne puissions plus nous conjouir de la huitième édition de ce dictionnaire si remarquable (bon en fait je n’ai aucune idée de comment utiliser ce verbe visiblement transitif qui n’a rien à voir avec l’acte de jouissance sexuelle).
J’en appelle dons a vous tous pour utiliser ces mots avant que ces termes disparaissent de la langue Française. Usons et abusons de la bergerette et écrivons tous les mots bannis à tout bout de champ de façon à leur donner une grand baroud d’honneur. Au lieu de dépopulariser, repopularisons ces pauvres incompris et inusités. Adoptons chacun un mot. Personnellement j’aime particulièrement les dramatistes , et les écraseurs, écraseuses qui sortis du monde des cochers peuvent aisément être remis au gout du jours pour nous amis les parisiens (ou les berlinois d’ailleurs). Je suis sure que nous pouvons trouver des escroqueurs et escroqueuse hors des films et faire fi des friponneaux en tous genres.
Havir est il moins bien que kiffer ?
Comment saurons nous la définition de euphuisme si nos dictionnaires n’en parlent plus ? La/le futurition de la langue française est elle d’abandonner au loin nos mots remplaces et maintenant obsolète ? Surement ! Mais ce bastion du bon gout et de la littérature qu’est le dictionnaire de l’Académie ne se doit il pas de garder notre mémoire ?
22 octobre 2007
If I were on Sex And The City, I'd be Charlotte York.
Eh bien voila, les choses qu’on apprend avec facebook apps.
J’apprends que mes amis s’envoient des soupes de navet et que si j’étais un personnage de SATC je serais Charlotte. Bon franchement ca, ca craint. Qui veux être la femme un petit peu coincée (enfin un peu parce que elle se tape quand même la moitie de l’annuaire Newyorkais), ultra romantique qui ne rêve que de ce marier et qui ne peux pas avoir d’enfants.
Ah oui, et tant que j’y étais, j’ai fait un test de personnalité qui me dit que pour mon profile le trouble de personnalité associé est ‘Borderline personality disorder’, bon enfin déjà je ne suis pas une psychopathe associale. Juste un peu borderline. Génial..
En fait en ajoutant à ca un petit coté parano je crois que je suis bonne pour l’asile.
Tiens à propos d asile … Pourquoi les gens sont ils aussi agressifs… Je m’explique, samedi soir j’étais dans un bar histoire de voir les Anglais se prendre une dérouillée au rugby, parce que j’aime pas le rugby Anglais d’abord. J’errais donc, dans ce bar bondé d’ hommes pas douchés en polo de rugby, à la recherche d’un siège quelconque que je pourrais rapprocher de mes compagnons d’infortune du soir. Avisant un tabouret modérément rembourré je me rapproche d’une table ou quatre beau spécimens anglais étaient en train de deviser gaiement en se torchant des bières comme si le houblon était sur la liste des espèces en voie de disparition. Je demande donc a un monsieur en Tshirt jaune-qui-n’a-pas-vu-la-lessive-depuis-que-l’Angleterre-à-gagne-la-coupe-du-monde-de-rugby et lui demande avec mon plus beau sourire : ‘Is that seat free ?’. L’homme en question me regarde de haut en bas (pour ceux que ca intéresse jupe assez courte, bottes et t-shirt) et rétorque ‘Only if you take it away’ (i.e. uniquement si tu te barre avec). Ahem… perso je trouve ca assez plutôt pas gentil.
Snif.
Bon, en même temps les sudaf’ ont gagné alors ca va….
Tableau: Mondrian Piet, New York, Boogie Woogie 1943
18 octobre 2007
Tomber de Charybdes en Scylla.
Ce matin tout vas bien. J’ai un rhume, je viens de manquer de faire une crise d’angoisse et j’ai pas dormi la nuit dernière. En plus je viens de me rendre compte que je n’ai pas mis le Champagne au frais bien que ma pote vienne me rendre visite ce soir. Bien évidement je ne compte pas le fait que mon appart soit un chantier (il y a plus d’une raison pour laquelle je vis seule vraiment). Donc ce matin je cherchais à utiliser une expression que j’ai apprise de mes parents : Tomber de Charybdes en Scylla. Soyons clair, mon orthographe est hasardeuse en général mais dans ce cas précis même g**gle n’a pas pu inférer ma requête en se basant sur mes tentatives, Charibes , Scilla… et j’en passe. A noter que le dico de Micr*soft word connais ces deux
Par contre gloire à g**gle lorsque ma très chère maman, munie de son cerveau super développé et de son antique dico a pu me livrer la clé j’ai accédé a une foule d’informations.
La première et non la moindre Charybdes et Scylla ne sont pas des villes bibliques frappées par une peste commune ou scrofuleuse.
En fait cette expression n’est absolument pas biblique (Gasp general non ?) C’est une expression qui a été immortalisée par ce cher vieil Homère. Et la je dois avouer ma plus parfaite ignorance devant tous les mythes homériques. Apparemment Scylla pourrais être une descendante de Gaia (quoi que les légendes ne sont pas claires sur le sujet) mais en tout les cas elle tapa dans l’œil de Poséidon et encouru les foudres d’Amphitrite la Néréide. Elle se retrouva transformée en une sorte d’Hydre à 6 têtes qui bouffait les marins réchappés de Charybdes au large de l’ile de Circé bien évidement.
Vous imaginez bien que je ne connaissais pas le premier mot de cette histoire tragique, ca met en perspective ma journée de m@@d* quand même, non ?
En plus j’ai un truc inutile de plus dans ma cervelle d’oiseau.
Image : Olaus Magnus, Carta Marina (1539)
16 octobre 2007
Garp ou la tentation
Alors voila, moi il n'y a pas d'hommes dans ma vie. Non pas que je les aime pas, les hommes, mais que en fait je les aime beaucoup beaucoup.... . N'allez pas imaginer une vie dépravée pleine de sexe et de fantaisie. Je suis une ingénieure (oui comme dirais Helene de monblogdefille.mabulle.com ca s'accorde) donc j'étudie la situation en essayant de perturber le référentiel le moins possible. Etonnamment j'y arrive assez bien. Donc pour en venir au sujet du jour j'ai emménagé en Allemagne (tout à l'est dans la belle ville de Dresden) il y a 6 mois et j'ai découvert une race de z'hom que je ne connaissais pas. Je les ai baptises....... les Vikings.
Alors soyons clair le Viking c'est pas très courant, mais quand ca se pointe c'est impossible à ignorer.
Bon quelles sont les caractéristiques Viking:
1) Un viking c'est grand. Très grand. Genre 1m95 ou plus.
2) Un viking c'est bâti comme une armoire. Une belle armoire. C'est musclé (oui ca fait du sport en plus), c'est pas gras et c'est tout proportionné.
3) Un viking ajoute a son corps splendide une tète de qualité supérieure (comme diraient mes amis de MountyHall.com)
Donc en gros un Viking c'est un mannequin mais en top viril en plus. Pensez XV de France mais en encore plus beau.
Le problème du Viking c'est que son équivalent féminin existe (en plus petit certes) et... soyons clair, c'est pas moi. (Je veux dire je fais pas de sport. Bien sur, le reste.... Ouaip.. non plus...).
La plupart du temps j'observe les vikings de loin et tout vas bien, j'arrive à ne pas toucher, suivre, lorgner et surtout baver de manière trop évidente.
Mais j'ai un problème majeur. J'ai un Viking assis au bureau en face de moi. Et alors celui la je dois avouer c'est du bestiau parce que en plus il est plutôt très futé et il rigole tout le temps. Alors entre lui et moi il n'y a pas de porte vitre ou rien... Juste deux tables. Et j'ai tenu 5 mois mais la il commence à me chauffer vraiment le Viking en question, appelons le.... Garp.
Bon alors évidement c'est mieux que d'avoir un shinigami en face de soi. Ca fait télé. Mais bon sang! La télé des fois j'irais bien peaufiner des réglages...
Image: Theodor Kittelsen - Skogtroll
15 octobre 2007
Qui plie votre parrachute ?
Je suis toujours vaguement énervée lorsque je reçois ce genre d'email.
Il ne serait jamais venu à l'esprit de quelqu'un d'envoyer un truc pareil s'il avait fallu y mettre un timbre. En attendant, pour THE truc qu'on va m'envoyer et qui vas être intéressant je vais me coltiner 25 emails de 3 personnes qui veulent partager avec moi un moment de tendresse préfabriquée.
Le pire étant qu'évidement je ne peux pas leur faire remarquer qu'elles me pourrissent ma boite mail principale, que ce genre de m*** serait bien mieux dans ma boite mail de SPAM etc etc... Pourquoi? Parce que ce sont les mêmes personnes qui m'appellent au téléphone pour me demander si j'ai reçu leur mail. Et oui, le téléphone pour me demander si j'ai reçu le mail. Parce que le téléphone on ne sais pas le montant de sa facture avant de la payer alors... De nouveau c'est pas comme le timbre. Donc si par hasard je faisait remarquer a une de ces 3 personnes qui m'envoient ces trucs qui m'énervent dès le matin et bien elle ne m'enverrais plus rien, ni ne me téléphonerais... Et je serais à tout jamais MECHANTE.
Alors pourquoi ne pas être méchante? Parce que j'aime beaucoup ces 3 personnes, je les aimerais encore plus si au lieu de m'envoyer un truc pourri de 4Mbits elles m'envoyaient un email d'une ligne me disant que elles au moins elles pensent à moi. La logique implacable du truc est que lorsque je tente une amorce de conversation dans ce sens j'ai droit à un 'Je veux pas t'envoyer un email pour rien après ca t'énerve'. Parce que forcement un email d'une ligne écris de ses blanches mains (ou des 6 doigts qui touchent occasionnellement le clavier) c'est moins bien qu'un truc de 4Mbits que 25 millions de personnes ont effacés avant même de le lire.
Si on poursuit le raisonnement jusqu'à l'irrationnel (oui c'est idiot comme proposition) on en déduit que la moyenne des gens pensent que une présentation powerp***t avec des images de coucher de soleil et un texte vaguement gnan gnan est MIEUX que leur propre pensée exprimée simplement.
Peut être est ce pour ca que les discours universitaires ou autres commencent par une citation.
Ca aussi ca me dépasse.