Le Club des lo(o)seurs

Mon club de losers comportait 3 personnes jusqu'a l'annee derniere (un s'est marie le lacheur). Je parle ici de ma vie d'expat trentenaire (mon dieu.. bientot quadra) solo avec un chat :-)

08 novembre 2007

L’ennui ou la peau trop petite

flamBonjour mon nom est V et je suis une junkie.

Je ne peux pas m’empêcher d’essayer de comprendre le pourquoi du comment de tout. De plus je questionne en permanence tout ce qui ce passe autour de moi. Pas un questionnement du genre ‘pourquoi tu ne passe par la rue de Rivoli’ mais plutôt du genre ‘Tu ne devrais pas mieux passer par les quais ?’ (oui, le ton de la voix va avec la courtoisie phrase). En d’autres termes je me sens investie de la mission quasi divine de remettre les gens qui m’entourent sur le droit chemin de la logique et l’efficacité. Confusément je me rends compte que ca que j’appelle LA logique est en fait mon point de vue mais, en fait, peu me chaud.

Quelques têtes brûlées et autres kamikazes divers ont parfois essayé de me faire dévier ou même de mettre en question mes convictions. C’est un travail de longue haleine mais qui finit par porter ses fruits. A la question précédemment posée la réponse ‘parce que je préfère’ n’est pas acceptable. Par contre l’option ‘Comme ca je vois les vitrines des boutiques’ marche parfaitement. Parce que du coup l’efficacité de l’itinéraire est sans objet puisque l’activité n’est pas de ce déplacer mais de regarder les vitrines. Et dans les vitrines on découvre toujours quelque chose.

Je vis pour la découverte petite ou grande, je reste persuadée que si je regardais mieux je trouverais un monde moins difficile ou vivre. G@@gle est donc mon ami. Je surfe beaucoup trop pour ma vie sociale. Je recherche les sujets les plus divers, en général dans les journaux scientifiques ou plus précisément médicaux. En moyenne cela suffit à me donner ma dose de choses à stoker du jour. J’accumule ca, en bonne syndromique de Diogène (précoce svp), dans mon cerveau. Et dans mon cerveau rien n’est jetté. Je me souviens d’énormément de choses complètement inutiles voire morbides (d’où le syndrome de Diogène voyons).

Cependant lorsque je n’ai pas de gens avec qui partager (enfin imposer serait des fois plus juste) mon savoir ni des contacts me permettant d’acquérir des informations je m’ennuie. L’ennui est pour moi l’ennemi ultime du cerveau. Trop d’ennui et les délices de l’imbécilité vous guettent. On dit toujours ‘un imbécile heureux’…. Il y a des raisons à ca. Ca doit être absolument merveilleux de pouvoir rentrer chez soi et regarder sa télé tous les soirs sans jamais se poser de question autre que quel programme choisir. Ne jamais ressentir le besoin de se jeter d’un avion accroche a un parachute. Ne jamais avoir envie de rencontrer des gens ayant la même soif, le même besoin de choses inédites. Pour certaines personnes la routine est source de confort. Pour moi le connu est l’ennui et l’ennui est l’angoisse, comme s’il m’était désormais impossible de trouver quoi que ce soit d’intéressant. Et l’angoisse me donne de l’énergie. Simplement des fois l’énergie ne tiens plus dans la surface de ma peau.

Ces fois là j’aimerais ne plus avoir de peau.

Posté par Quietlaugh à 11:20 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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