Le Club des looseurs

Mon club de loosers comportait 3 personnes jusqu'a l'annee derniere (un s'est marie le lacheur). Je parle ici de ma vie d'expat trentenaire (mon dieu bientot quadra) solo avec un chat :-)

22 janvier 2008

Je suis

nombril2....une personne ennuyeuse…

Je m’aperçois qu’en fait je n’ai que peu de sujets de conversations. Je parle de la même chose tout le temps et c’est pars mode. Il est des modes qui durent et des modes qui passent. Le tout dépendant du potentiel des sujets à être tourne en dérision. Depuis 6 mois je parle de mon voisin de bureau. Le pauvre doit avoir les oreilles qui sifflent car je suis complètement monomaniaque. J’en viens à me dire qu’il vaudrait mieux que je démissionne pour ne pas avoir à faire face au ridicule de mon comportement. Donc sur ce sujet l à je me tourne en dérision de manière quasi-permanente. Le problème étant que finalement à force de me moquer de moi-même j’y crois… Je crois qu’effectivement je suis une pauvre tache ridicule.

...une personne arbitraire…

Une nouvelle tête à rejoins l’équipe. Je n’ai aucune idée de pourquoi mais je la déteste. Elle est charmante, souriante, jolie, et je ne peux pas la piffrer. Aucune idée de pourquoi ni comment. Nous ne nous somme jamais adressé la parole directement. Elle me hérisse sans raison aucune.

...une personne toxique…

Je fais tout pour être le centre du monde une fois que j’y suis arrivée ca n’a plus aucun intérêt.

...accro…

Accro à tout, au sucre, au rêve, à la solitude, à la foule, à l’alcool, à l’amour, à la bouffe. Il est heureux que je n’ai encore jamais essayé la drogue où je serais en train de me prostituer ou de tuer pour une dose d’héroïne.

...fidele en amitié…

Même si mes amis ne le savent pas toujours.

... une personne honorable

C’est peut être bien pour ca que j’ai une peur panique de me marier.

Je vis dans un monde virtuel.

Parce que le réel c’est ennuyeux.

Je doute de moi.

Parce qu’il ne faudrait pas que les autres le fassent à ma place.

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08 janvier 2008

Le périple de Viva

vivaViva est mon chat, c’est une chatte ordinaire mais particulièrement idiote, d’ailleurs qui sait cela est peut être lie.

Viva donc chaque fois que je pars en vacances à deux choix…. Soit elle accepte d’être transbahutée dans une cage pendant des heures soit elle reste toute seule à la maison. Pour être honnête elle n’a pas encore vraiment réussi à me communiquer ses desideratas, je suis donc obligée de me fier à mes propres décisions en ce domaine. En dessous de 10 jours…. L’un ou l’autre sont possible mais plus long et je dois me la coltiner.

Cela n’est pas un problème en soi… Mon chat est en moyenne moins bruyant et odoriférant que les bébés et une fois qu’elle est dans sa cage il y a peu de risque qu’elle vomisse sur mon voisin d’avion. Par contre je suis alors obligée de voyager sur Air Berlin car les autres compagnies aériennes, soit n’acceptent pas les chats, soit leur font payer l’équivalent d’un rein. Air Berlin c’est très bien sauf que de Dresde pour aller à Nice je dois passer par Düsseldorf. Donc départ de la maison vers 7h15, Arrivée à Nice vers 14 et deux heures de route ensuite. Inévitablement Viva se gave de croquettes la veille du départ (au cas où elle ne vienne pas avec moi et que j’oublie de lui en laisser une quantité astronomique) et elle boit beaucoup…. Résultat il arrive toujours un moment où c’est le drame. Que cela soit un étron d’une taille phénoménale qui nous oblige, ma sœur et moi, à rouler avec la tête sortie par la fenêtre en attendant un endroit sûr pour s’arrêter ou un pipi nauséabond dans lequel elle se roule avec une certaine délectation. J’ai essayé plusieurs possibilités pour palier à ces inconvénients, je l’ai sortie en laisse régulièrement sur des petits bouts de pelouse ou de sable. Je lui ai trimballé une litière dans la voiture au cas où, j’ai essaye de l’affamer la veille du départ, le tout en vain. Rien n’y fait, elle refuse de manger, boire, ou quoi que ce soit d’autre avant d’être arrivée, de plus si je l’affame elle se venge en me tenant réveillée toute la nuit. Au cours de mes voyages successifs j’ai appris deux choses : Mon chat est étanche pour à peu prés 10h, elle est beaucoup moins étanche lorsqu’elle est terrorisée par une route en lacets ou un décollage en avion.

Une dernière chose…. J’ai beaucoup de succès en trimballant mon chat partout, les gens la regardent essaie de la toucher etc. etc.… C’est la version positive de la chose… L’autre version est que … mon succès est entièrement limité aux personnes âgées et femmes avec enfant…. Les autres me regardent comme une pauvre abrutie qui ne peut pas se passer de son chat 3 minutes… que nenni… Moi je peux, c’est elle qui résiste un peu….enfin… c’est ce que je me dis…

Posté par Quietlaugh à 17:02 - Trivial pursuit - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 janvier 2008

La spécialisation est l’apanage des insectes

Abeilles_sur_cadre_necta

Il est des citations qui me restent mémoire. 

La première que j’ai retenue est un extrait d’un livre de Joseph Kessel : « Pour tous les hommes la mort reste un grand étonnement ». Je cite de mémoire puisque depuis que je l’ai griffonnée sur un morceau de papier je ne l’ai plus retrouvée. Je ne me souviens plus exactement de pourquoi cette phase m’a particulièrement marquée mais je me souviens de l’impression de vérité totale que j’ai ressenti quand je l’ai vu. Une de mes dernières est « l’humour est la politesse du désespoir » (a ne pas confondre avec « l’humour noir c’est la politesse du désespoir » de Achille Chavée) qui a été attribuée à Oscar Wild, Georges Duhamel, Boris Vian et même Luigi Pirandello selon les citeurs. Celle là je me souviens bien de quand je l’ai entendue… à la télévision dans une interview d’acteur. Je me souviens qu’à l’époque je me battais avec mes démons habituels et je faisais bien rire tout le monde avec mes blagues….

Aujourd’hui j’ai découvert une nouvelle citation : “A human being should be able to change a diaper, plan an invasion, butcher a hog, conn a ship, design a building, write a sonnet, balance accounts, build a wall, set a bone, comfort the dying, take orders, give orders, cooperate, act alone, solve equations, analyze a new problem, pitch manure, program a computer, cook a tasty meal, fight efficiently, die gallantly. Specialization is for insects.” — Time enough for love: the lives of Lazarus long Robert A. Heinlein. Ma traduction étant : Un home devrais être capable de changer une couche, organiser une invasion, dépecer un cochon, diriger un vaisseau, concevoir un immeuble, écrire un sonnet, faire ses comptes, construire un mur, réduire une fracture, réconforter un mourant, recevoir des ordres, donner des ordres, coopérer, agir seul, résoudre des équations, analyser un problème nouveau, transporter du fumier, programmer un ordinateur, cuisiner un bon diner, se battre efficacement, mourir élégamment. La spécialisation est l’apanage des insectes.

Aujourd’hui la plupart d’entre nous se satisfait de ne faire que ce qu’ils savent faire. « Je suis ingénieur alors l’art… », « Je ne sais pas comment bricoler » « Je ne peux pas cuisiner ». Je ne comprends pas, en fait même cette attitude m’énerve. Je ne comprends même pas qu’on puisse se satisfaire de ca. Sous prétexte que la plupart d’entre nous n’aurons jamais besoin de tuer et dépecer un cochon ne devrais pas nous empêcher de savoir comment le faire et d’être capable de le faire. Pourquoi devrions-nous nous limiter à ce qui est le plus facile ? Je ne serais jamais championne olympique dans une quelconque catégorie, je n’aurais jamais de prix Nobel, et je ne serais jamais une actrice connue, devrais je ne jamais nager, réfléchir, ou jouer dans une pièce de théâtre locale ? Je n’aime pas les limites arbitraires. Je n’aime pas quand mon entourage me dit « Tu ne peux pas faire ca, à ton âge, etc.… etc.… ».

On me demande souvent ce qui m’attire chez les hommes avec qui je sors. Je réponds invariablement que j’aime mes hommes intelligents. Je mens, J’aime que les gens autour de moi me croient capable de tout faire. Encore mieux, j’aime qu’ils se sachent capable de tout faire. Parce que choisir de ne pas faire quelque chose est un choix, se croire incapable de le faire c’est admettre une limite qui n’existe pas. Ca, pour moi c'est le comble de l'idiotie

Posté par Quietlaugh à 13:48 - Ca m'énerve ca - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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