17 juin 2008
J’ai une orchidée sur mon bureau
Elle a gardé ses 12 fleurs pendant presque 3 mois et puis maintenant elle refleuris. Elle est sur mon bureau pour me rappeler que je me dois de cesser de désirer l’impossible. Le désir d’ ‘un petit peu plus monsieur Cadbury ‘(si vous avez pas mon âge vous ne pouvez pas comprendre cette référence à une publicité pour des fingers) est a double tranchant. Des fois ça fait avancer et des fois ça empêche d’être heureux. Cette orchidée me rappelle donc que, pour paraphraser une ligne de dialogue de Ugly Betty, « I don’t want to be a girl, I want to be THE girl ». Vivement que je la jette cette traitresse
Elle est arrivée le 14 février 2008.
16 juin 2008
A la demande yenerale….
El Sombrero!
Ok donc c’était pas à la demande générale mais à la demande de Parvati, c’est déjà ça !
Pourquoi est ce que les citations en début de (au milieu et à la fin aussi d’ailleurs) discours me foutent les nerfs en pelote. J’en ai parlé là et j’ai moi-même utilisé des citation là et là.
Bon, reprenons du début. Mon oncle est un homme important. Il est maintenant à la retraite mais il a eu plusieurs postes administratif et même reçu un ruban pas quelconque. Donc mon oncle est un homme important et pas dénué de neurones. Un jour où il me faisait part de son expérience en tant qu’homme important, il m’a dit, je ne cite pas parce que je me souviens pas exactement de comment il a tourné ça…
Je dois tout à Mme Trucmuche (les noms on été changes pour protéger les innocents) qui m’a aide à faire mon premier discours. Elle m’a dit qu’il fallait toujours commencer un discours par une citation. Je me souviens encore du discours qu’elle m’a aide à écrire….
Apres avoir lutte vaillamment contre la nausée soudaine qui m’a envahie à l’évocation des citations je lui ai demandé quelques précisions sur pourquoi cela lui paraissait important. Il m’a simplement répondu que si on ne faisait pas ca on paraissait inculte et arrogant.
Inculte et arrogant, ouaip, c’est moi.
En fait j’ai un peu l’impression qu’il n’a jamais remis en cause la formule. Il a fait son premier discours ça a bien fonctionné et puis tous les autres discours qu’il a entendu étaient comme ca alors….
La question est… Pourquoi es ce que cela fonctionne ? Quels sont les effets sur l’audience… (C’est à ce moment là qu’une citation serait utile… mais j’en ai pas alors vous aurez juste mon avis)
Un effet fédérateur ? En général lorsque j’entends une citation (et qu’elle est correctement attribuée) je suis soulagée d’en connaitre l’auteur. J’imagine que je ne suis pas la seule. Plus l’auteur est obscur plus l’effet de corps est fort. Par exemple notre cher Auguste Forel est probablement un complet inconnu pour la plupart d’entre nous, cependant un myrmecologue (toujours un anglicisme ça…) averti reconnaitra le cité et se sentira tout de suite plus concerné par la suite du discours.
Un effet d’exonération ? Pour l’audience n’est il pas plus facile d’être du même avis qu’Einstein plutôt que de l’avis de Monsieur Pov’abrutit qui vous parle ? L’orateur peut complètement se refugier derrière l’idée d’un grand homme. Pour peu que l’on reconnaisse le cité comme une personne respectée le discours à plus de poids.
Un effet de validation ? Si Machin l’a dit alors pour sûr… Ca ne peut être que vrai. C’est sur que débattre sur l’imbécilité d’une réflexion de Kant par exemple peut se révéler un exercice ardu… C’est que pour être aussi connu, reconnu, respecte par les intellectuels de son temps et des temps postérieurs il a bien du ne pas dire que des âneries ce monsieur…
Ok donc, il y a une réflexion sous-jacente à cette manie de foutre des citations partout, bon je cite trois effets évident, qu’en pensez vous vous ? Vous en voyez plein d’autres de raisons de faire ça ?
Bon maintenant, force m’est de constater qu’il y a des points positifs à parsemer ses discours de citations, mais pourquoi es ce que cela me hérisse autant ?
D’abord parce que en général les citations ne sont pas correctement attribuées.
Je m’explique… « Tout ce qui ne vous tue pas vous rends plus fort » Ok, très joli sauf que tous le monde l’utilise avec des traductions variées mais au départ c’était « Was mich nicht umbringt, mach mich Starker » (Friedrich Nietzsche, Gotzendammerung 1889, en parlant de l’enseignement militaire de la vie).
Je ne suis pas traductrice mais par contre pour parler le Français et l’Anglais couramment je peux vous dire qu’il est extrêmement fréquent de perdre les sous entendus, de plus il est quasiment impossible de traduire l’imagerie culturelle associée aux mots. Je ne suis pas linguiste non plus mais franchement j’ai quand même bien l’impression qu’une langue et la manière de s’exprimer dans celle-ci est une réflexion des valeurs de la culture qui l’a développée.
Enfin moi je dis ca je dis rien….
Comme donc les citations sont mal attribuées et que souvent la traduction, même bonne, ne peut rendre que les idées principales de la phrase, il deviens possible d’attribuer n’importe quoi a n’importe qui. En prenant une phrase isolée dans un corps d’ouvrage sans donner ni l’ouvrage d’où elle est tirée ni le contexte l’interprétation prime. L’interprétation de l’orateur, pas du cité. Et oui, paf, il bénéficie du poids du cité et lui fait dire ce qu’il veux. Comme en plus, en général, le cité est mort c’est plus simple Donc bon l’effet d’une citation du coup, ne peut être positif que lorsque la citation est clairement référencée et le contexte détaillé… Cela arrive quelques fois, bénissons les gens cultivés, mais en général…. Ce n’est pas là, parce que dans les dictionnaires de citations on ne retrouve pas le contexte.
Ensuite parce que dans beaucoup de cas les orateur n’ont jamais lu l’œuvre originale. Enfin du moins c’est mon hypothèse. Parce que je suis célibataire, sans enfant et j’habite dans une ville ou je n’ai que très peu d’amis donc j’ai beaucoup de temps libre. Je passe une bonne parte de ce temps libre à lire. Et je peux vous dire que la plupart des citations que je pourrais employer viennent soit d’un autre orateur, soit du net. Donc les orateurs n’ont pas lu le contexte de la citation, ni même assez souvent le œuvres du cite. Mais ils en tirent de la crédibilité. Ils « font comme si » en gros. Comme s’ils étaient beaucoup plus cultivés que vous et qu’ils avaient eu le temps de lire tout ca alors que vous, pauvres mortels incultes, vous regardez la start ac’. En le prenant comme ca c’est qui l’arrogant inculte ? D’ailleurs les citations ça fait un peu colonialiste…
Finalement lorsque j’écoute quelqu’un parler c’est que j’ai envie de savoir ses pensées, ses idées, ses opinions. S’il se ‘cache’ derrière une citation trouvée dans un dico de citation, ben… Ca m’aide pas à cerner le zozo vous voyez ? L’individu dans ce magma pseudo intello il est ou ?
Et puis…
Si j’avais envie de savoir ce que Kant pense… Je le googeliserais le Kant… J’ai pas besoin qu’un pekin me l’explique alors que lui-même ne l’a jamais lu.
Oder ?
Illustration volée a http://www.cciarizona.org/images/mexican_sombrero_scout_dog_model.jpg
13 juin 2008
If you can’t beat them…..
Comme je l’ai déjà dit ici je suis ingénieur.
Je suis aussi une femme et d’après un homme que j’ai beaucoup aime je suis aussi « globalement attirante » (oui je vous en reparlerais de ce loupiot la…).
Je travaille depuis 14 ans dans des milieux où les hommes sont fortement majoritaires. Il est très fréquent que je sois la seule femme dans l’équipe et dans la boite ou je travaille aujourd’hui je n’ai qu’une femme plus haut dans la hiérarchie technique que moi (et je ne suis pas haut du tout). Je ne prends pas en compte les départements sales et marketing et ressources humaine où les femmes sont bien plus représentées.
Je ne suis pas féministe.
Du moins pas dans le sens agressif militant du terme. La plupart de mes amis sont des hommes, je n’ai absolument aucun problème à ce qu’on m’ouvre les portes, je cuisine bien, je couds, je tricote, et j’ai aussi déjà été entretenue par mon homme alors que je restais a la maison et je lui cuisinait son diner.
En même temps je sais manier une perceuse, une débrousailleuse, démonter à peu près tout ce qui est mécanique, je peux monter et debugger un ordinateur, et je n’aime pas particulièrement les « histoires de filles ».
Pour beaucoup de mes amis (hommes) je ne suis pas une « vraie » fille (ca me mets hors de moi mais j’y reviendrais)
Récemment une étude a été publiée sur la position des femmes dans les métiers techniques et scientifiques. Je n’ai pas lu toute l’étude mais apparemment 52% des femmes dans ces métiers finissent par changer de carrière. Plusieurs raisons sont évoquées, le manque de mentor, le sexisme latent.
Pendant des années je me suis habillée comme un sac en m’excusant presque d’être une femme (globalement attirante).
Et puis un jour je me suis dit, pourquoi es ce que je dois me coltiner le directeur japonais répugnant qui m’agrippe la cuisse pendant un meeting, le mec qui parle à mon stagiaire parce que c’est un homme, le mec qui me dit que je devrais plutôt faire des bébés au lieu de l’emmerder avec ma deadline et tout ceux qui m’ont demande si c’était « cette période du mois » et rien en retirer ?
Maintenant je suis sexiste aussi. Quand j’ai un service à demander à un mec j’use de tout mon charme. Quand j’ai une présentation à faire pour que mon projet reçoive l’aval de la direction ? Je soigne mon apparence, je m’habille en femme, je mets des chaussures sexy même. Je porte mes cheveux dénoués au bureau, je demande leur ‘aide’ au gens au lieu de leur ordonner de faire quelque chose. Je souris beaucoup, je me maquille.
Au lieu d’agir comme si dans le cadre professionnel nous étions asexués je rejoins le mouvement. Vous savez quoi ? Ca marche. Les gens me prennent pour une écervelée ? Tant mieux ! C’est d’autant plus facile de les manipuler. Les hommes veulent venir à mon secours ? Merci monsieur, c’est ca de moins que j’aurais à faire.
D’ailleurs étonnamment les gens ne me prennent pas longtemps pour une abrutie.
Parce que faut pas rêver, le sexisme, le manque de « role model », le harcèlement sexuel, je peux rien y faire. Ca existe et ca va continuer à exister. Par contre je peux utiliser toutes les autres armes à ma disposition pour rendre ma vie plus facile.
If you can’t beat them, join them.
Maintenant il ne me reste plus qu’à gérer les 2 autres femmes du groupe. Parce que le machisme, c’est décliné au féminin aussi dans ces milieux la.
Si j’étais un homme je serais gay.
12 juin 2008
L’efficacité d’une fourmi….
…morte.
Et voila! 2h de boulot pour 2 pages de présentation qui seront présentées en 1 minute trente chrono. C’est mon record…
Pfff le surmenage me guette.
A noter que je travaille aussi toujours sur la digestion d’un truc que j’ai bouffé mardi soir.
Moi je dis, mon corps est en adéquation avec mon cerveau. Le truc en question c’était un fallafel-durum, et je dis…. Plus jamais ca…
Donc voila, il y a des jours j’écris 12 billets (je les publie un par un, attendez, vous voulez pas non plus que je me démène) et des jours ou j’arrive pas à bouger mes mains de sous mon séant.
(En parlant de fourmis si un ou une d’entre vous lit le blog des fourmis où une personne raconte ses histoires managériales dans un supermarché n’hésitez pas à m’envoyer le lien parce que je l’ai perduL)
J’en reviens à mes moutons noirs à six pattes…. (les fourmis enfin ! Faut suivre)
"La fourmi est aux autres insectes ce que l'homme est aux autres mammifères." Dr Auguste Forel.
Et la je dis… Stop ! Qui est Auguste Forel ? C’est un myrmecologue (anglicisme, cherchez pas). Donc ce gars la en plus d’être psychologue, suisse, sexologue était passionné de fourmis. Finalement dans le contexte cette expression est moins étonnante non ?
Pour en revenir aux fourmis, existe-t-il des fourmis procrastineuses/procrastrinatrices ?
Et oui parce que moi je sais qu’il existe des humains dilettantes ou procrastineurs/procrastinateur… Genre moi. Donc je me demande… Une fourmi à-t-elle déjà été observée dans la formidable activité de ‘je vais faire un truc pour perdre du temps parce que j’ai pas vraiment envie de faire le truc que je devrais faire’. G@@gle mon ami ne me donne aucun résultats je dois donc m’en tenir à la célèbre fable de La Fontaine…
La cigale ayant chanté
Tout l'été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue :
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu’à la saison nouvelle.
« Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l’août, foi d’animal,
Intérêt et principal. »
La fourmi n’est pas prêteuse :
C’est là son moindre défaut.
« Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
— Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
— Vous chantiez ? J’en suis fort aise :
Eh bien ! Dansez maintenant.
Ok donc pas de fourmis procrastinant au vent (ca c’est parce que je voulais placer un effet carminatif quelque part et que j’y arrivais pas)… Ca fout en l’air la théorie de Forel non ?
Note : Il est normal que vous n’ayez rien compris à ce billet, moi-même je doute.
Note2 : J’aurais pu dire l’efficacité d’un bulot cuit mais dans ce cas le truc avec Forel c’était encore plus foiré…
Note3 : la photo viens de http://fort.thomas.free.fr/
10 juin 2008
J’ai des mordeuses…….
Il existe un désavantage certain à ne pas avoir d’enfants tard… Les anecdotes.
Face à un parent, qui souhaite immanquablement vous faire partager sa joie, vous êtes sans ressources. A la phrase, en général prononcée d’un ton ravi, « Lorette* s’est retournée dans son lit hier » il est difficile de répondre « Ouais, et ? Moi aussi je peux le faire » sans passer pour un antisocial primaire.
Avouons que certaines anecdotes telles que : « Félicie* a eu peur que le magnétoscope ait faim » et « Eugénie* a dit a toute l’école que son Papa avait un gros z!z! » sont intéressantes, voire même rigolotes. Cependant une anecdote en appelle une autre, et le parent ravi fini par monopoliser toute la conversation avec les différentes textures de « nougat » qu’il trouve dans les couches de ses morpions tous les jours. Il s’agit donc de frapper un grand coup.
J’ai deux options à ma portée : le travestit de la vérité et la redirection.
Je suis opposée au mensonge direct. Sauf en cas de nécessité absolue comme « Il est beau non ? » qui est une question à laquelle, même si vous avez devant vous un monstre qui par comparaison vous rends Alien touchant, vous devez répondre « Très beau ! Sa fossette au milieu du front/ses yeux désolidarisés/ ses oreilles mobiles sont adorables ». Donc sauf en cas d’urgence vitale le mensonge n’est pas acceptable.
Par contre il est acceptable, voire amusant de laisser vos interlocuteurs ‘remplir les blancs’. Par exemple :
- Hortense à vomi cette nuit.
- Elle n’est pas la seule
En général arrête l’hémorragie. Evidement ce n’est pas un mensonge, j’imagine bien qu’il y a au moins une autre personne au monde qui a vomi hier soir non ?
La redirection est non moins subtile…. Pour ne pas passer pour une egocentrique forcenée l’option « Elle va bien ? Oui ? Oh… dommage ca t’aurais économisé des couches » n’est pas recommandée…. Il reste l’option redirection/recyclage.
Moi je recycle mes anecdotes d’enfance… Ca mange pas de pain et en plus ca flatte mon ego. J’en ai quelques unes dont la chute varie entre « J’ai des mordeuses » et « Pas solide c’truc ». Ma sœur est également une excellente source avec « Mais je nage » et « Acquelere asquelere ! Il va nous doubler» et bien sur le récit circonstancie du découpage de lézard par garde boue.
Ouaip…. Deux enfance et je peux choisir n’importe quelle anecdote.
Ca va lui apprendre a la petite Charlotte à se retourner dans son lit.
* Les noms ont ete changes pour proteger les morpions
09 juin 2008
Je ne suis pas d’accord.
J’ai remarqué un truc.
Mon français doit être rouillé.
Pour moi ‘je ne suis pas d’accord’ est equivalent à ‘ je ne te donne pas mon accord ‘ alors que certaines personnes l’utilisent dans le sens ‘je ne suis pas du même avis que toi’ un peu comme ‘nous ne sonne pas en accordance’.
Comme je ne suis pas claire je vais essayer de vous donner un exemple.
Dans un des commentaires écrit dans le blog de fille d’Helene (ma grande prêtresse bloguesque) une lectrice disait « je ne suis pas d’accord avec toi pour le refus d’enfant. »
Dans le sens « nous ne sommes pas en accordance » ca passe nickel. Apres tout « we must agree to disagree » c’est ok. Dans le sens je ne te donne pas mon accord ca me fait bondir et j’ai toujours envie de répondre comme la fillette de 5 ans d’une de mes amies « mais laissez moi vivre, quoi…. Merde ! »
Deuxième exemple, dernièrement je me suis fâchée avec une fille. En fait toute la discussion s’est passée par email et le ton à très vite dégénéré. Comme a dit mon pote Remi ca dégoulinait de mesquinerie (des deux cotés hein… je suis pas au dessus d’une bonne partie de rigolade). Au cours de cette conversation épistolière qui m’a en général laissée assez indifférente cette personne m’a dit un truc du genre faire un enfant seule « je suis pas d’accord » ('mais je ne te juge pas' était la fin de la phrase) et ca, ca m’a *temporairement* fait sortir de me gonds. JE M’EN FOUS DE TON ACCORD fut ma réaction à chaud. J’ai immédiatement suivit cette réaction à chaud par une remarque in petto… en fait je m’en fous aussi de ce que tu pense. (qui a dit mesquine ? où ca ? MOI ?! Shocking).
06 juin 2008
Tu n’est pas blonde…
“Euh… Ah bon?”.
Il y a des petits malins dans la vie… De temps en temps certains ‘savent’ vos petits secrets, et oui madame… On ne se doute pas, mais par leurs pouvoirs d’observation plus aiguisé que la moyenne et leur capacités déductive supérieures, certaines personnes vous connaissent mieux que vous-même. Et puis ils vous le font remarquer et contrecarrent vos arguments avec une logique imparable.
Prenons un exemple de conversation classique au sujet de ma couleur de cheveux… Mon interlocuteur est en général un homme tachant de me prouver qu’il n’est pas dupe…
- Tu n’est pas blonde.
- Heu ? Ah bon ?
- Non, MOI je sais que tu n’est pas blonde.
- Mais la, sur ma tête tu vois mes cheveux de quelle couleur ?
- Blond, enfin blond fonce mais blond.
- Ok, mais je ne suis pas blonde ?
- Ben non, moi je sais. Enfin tu n’est pas naturellement blonde
A ce stade de la conversation je tiens à préciser que les hommes en question n’ont en général pas eu le privilège (oui, je préfère penser que c’est un privilège plutôt qu’une corvée) de me voir en tenue d’Eve.
- Et tu sais ça comment ?
- Ben d’abord tes racines sont plus sombres…
- Oui, et ? Tu sais c’est relativement fréquent que les cheveux s’éclaircissent vers la pointe.
- Oui mais là ça se voit. Ca fait des mèches.
- Ben oui, mais il n’y a pas de démarcation franche donc comment un coiffeur pourrais faire ça ? En plus je suis en face de toi 8h par jour depuis 1 an et je crois pas avoir changé de couleur de cheveux ? En plus bon je te le dis à toi mon secret… Mes cheveux ils poussent de mon crane de cette couleur là…. Comme ça, avec les mèches plus claires, le dégradé de couleurs et tout et tout… Crois moi ça m’économise du coiffeur
- Je te crois pas…
- Ben en même temps quelle serait ma raison pour te mentir ?
- Je sais pas, mais tu mens.
- Ah ?
- Oui, tes sourcils sont noirs et tes cils aussi.
- C’est vrai… Mes sourcils et mes cils, ils ont pas eu le memo… Mais mes cheveux ils poussent comme ca. J’y peux rien. Et j’y fais rien non plus…
- Je te crois pas
- Bon, tu vois les poils sur mes avant bras ? ils sont de quelle couleur ?
- Blonds.
- Sur mes joues ? Mes jambes ?
- Blonds.
- Et donc selon ta logique je les décolore aussi ?
- Oui.
- Ca ne te parait pas un peu « out of character » ? Je suis plutôt naturelle non comme fille ?
- Je sais pas, mais moi je pense que tu serais plus jolie avec ta couleur de cheveux naturelle…
- Merci, c’est sympa.
Alors moi j’aimerais que quelqu’un m’explique pourquoi les mêmes hommes qui ne questionnent pas une seule seconde la variation subite de tour de poitrine des secrétaires suite à des ‘vacances’, ceux là même qui sont totalement surpris lorsqu’ils découvrent un wonderbra ou un corsaire gainant sous les vêtements de leurs conquêtes, qui trouvent joli une japonaise rousse aux yeux bleus, donc ces gars là, me fassent tout un plat et me traitent de menteuse au sujet de ma couleur de cheveux !
Bon enfin, je tiens le bon bout, mes sourcils, vu mon âge avancé, commencent à devenir blanc, donc ça devrais s’améliorer ce genre de conversation. Voila. Il faut se dire ça … C’est bien les poils de sourcils blanc…..
Comment ça, où ça ? Ben celui que je viens d’arracher bien sur !
J’aime pas les sourcils blancs.
05 juin 2008
De la physique Quantique des chaussures
Il existe deux types de chaussures: Les chaussures confortables et les jolies chaussures.
Je soupçonne que c’est une expression de l’aspect quantique des chaussures. Bon je ne vais pas m’étendre ici sur les bases de la physique quantique. D’abord parce que j’ai tout oublié et que déjà en école d’ingé ça me gonflait grave (pardon cela m’indifférait complètement) donc je vais pas me repalucher ça à la main maintenant (pardon, je ne vais pas revisiter ce sujet) et ensuite parce que j’y comprends rien de toutes façons.
Donc le caractère quantique des chaussures est que si elle sont jolies elles vous mangent les pieds (ou les saucissonnent) et que si elle sont confortables elles ressemblent à des charentaises écossaises éculées.
Il existe deux exeptions à cette regle ; si elles sont confortables et jolies elle sont tellement *putesques* (terme emprunté avec un respect total à Helene de monblogdefille.com) qu’elles ne peuvent quasi pas être portées, comme mes très jolis escarpins à bout ouvert et talon aiguilles vernis noirs, qui ne peuvent décemment qu’être portes en soirée alors que je les porterais volontiers tous les jours. Et des chaussures peuvent être excessivement laides et vous bouffer les pieds (rare mais déjà rencontré). Et oui, carton plein vous pouvez démarquer.
Revenons donc à nos chaussons. J’ai deux vices dans la vie : les chaussures, la lingerie, les hommes, la bouffe, l’électronique et la paresse (oui donc *2* vices).
J’achète des chaussures comme un propriétaire de Maserati achète des actions Total.
Dernièrement, trompée par les prévisions météo, je me suis retrouvée à Paris avec uniquement des bottines d’hiver alors qu’il faisait 30C et soleil. J’ai donc été OBLIGEE d’acheter des chaussures… C’était un séjour de 5 jours, j’ai donc acheté 3 paires de chaussures. Normal…
La première paire, une paire de ballerines Mellow Yellow vernis noir, a des petites ouïes pour vous aérer les pieds… Très joli… Evidement le bord de ces ouïes est anguleux… Résultat ces chaussures là me découpent les doigts de pieds en rondelles. De plus les petites ouïes au niveau du talon agissent comme un piège à cailloux. Donc… Ces chaussures qui dans le magasin étaient divinement confortables s’avèrent, en fait, être du cote obscur de la force…
La deuxième paire était une paire de chaussures plateforme ‘Sling back’ de chez Mink à bout ouvert. Logiquement je m’attendais à ce qu’elles me bouffent le gros doigt de pied… Mais la surprise ! Emerveillement ! Extase ! Le confort total des doigts de pieds. Serais ce donc une exception ? *Drumroll*
Mais non, bien sur ! L’étiquette plastique sur la première semelle en cuir fait un petit bruit (genre squick squick) contre mes talons à chaque fois que je marche et la boucle transforme lesdits talons en steak tartare… Chose intéressante également ces chaussures là ont tendance à refuser que mon pied soit posé au milieu de la semelle. Je passe donc mes journées à prier pour ne pas marcher à cote de mes pompes (oui, littéralement) et me casser une jambe, plateforme oblige.
La troisième paire est une horrible paire de ballerines rose bonbon que j’ai achetées en pleurant parce que mes pieds étaient en sang, mes chevilles foulées et qu’elles coutaient 10 euro. Je me suis dit… elles sont tellement laides elles sont sûrement confortable. J’avais raison.
En plus avec ma veine elles seront increvables…