Le Club des lo(o)seurs

Mon club de losers comportait 3 personnes jusqu'a l'annee derniere (un s'est marie le lacheur). Je parle ici de ma vie d'expat trentenaire (mon dieu.. bientot quadra) solo avec un chat :-)

05 septembre 2008

Il y a des jours et des lunes…

enluminures5Je fonctionne à l’engouement.

Je trouve un sujet, sport, personne et d’un coup toute mon attention, l’ensemble de mes pensées sont consumées par cette personne, ce sujet, ce sport. Je n’ai pas de juste milieu. Je pense qu’on peut même dire que je n’aurais jamais de juste milieu.

Entre deux fixations je n’existe pas, j’attends.

Je suis capable de me mettre dans des situations douloureuses et même dangereuses pour assouvir cette envie. J’imagine que c’est une bonne chose que je n’ai jamais essaye de drogues (autre que l’alcool) car sans aucun doute je serais devenue ‘addict’.

Le début est une surprise. Ca s’apparente à ouvrir les yeux le matin sur quelque chose dont je n’avais pas conscience avant.

La fin est un soulagement, et, est tout à fait aussi subite. Un instant se passe et subitement la personne, le sujet le sport qui occupait toutes mes pensées et me rêves appartient à mon passé. Jamais plus je ne ressentirais cet appétit à nouveau.

C’est équivalent à, dans un livre écrit petit et sans images, ouvrir une page avec une enluminuretrès colorée et laisser son imagination dériver.

Certaines personnes décrivent ça comme ‘tomber amoureux’.

Je trouve ca tout à fait déplaisant à force.

L’intensité des émotions n’a rien à voir avec la raison. Une chose que je sait anodine prend des proportions tout à fait stupides. Je suis capable de faire des centaines de kilomètres en voiture juste pour 5 min de ‘fix’. Je suis impuissante à canaliser cette énergie à autre chose. Je suis impuissante à me raisonner. Une fois que c’est partit il me faut boire le calice jusqu'à la lie.

J’ai appris néanmoins à reconnaitre les signes avant coureurs. Quelquefois j’arrive à éviter la situation complètement. J’évite la compagnie de la personne qui pourrait éveiller mon intérêt. Je régule le nombre de fois où je m’accorde une dose. Je m’applique consciemment à ne pas regarder certaines personnes.

Surtout j’ai appris à ‘forcer’ ce qui me fait tourner la page. Lorsque le manque deviens trop grand, lorsque la douleur fait place à l’excitation, j’ai maintenant une porte de sortie. Je sais quoi faire. Quelquefois ça ne marche pas du premier coup, mais ça marchera.

Jusqu'à la prochaine fois. Le prochain ‘fix’, la prochaine dose, la prochaine personne qui me surprendra.

Amère ? Moi ? Ou fondamentalement idéaliste ?

Pensant trouver à chaque instant le « diamond in the rough »

A voir.

Là je suis entre deux. Dans le noir et blanc.

Posté par Quietlaugh à 08:53 - Aucun interet - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    je trouve ça géniale d'être aussi passionnée que toi. C'est beau...
    Sinon, j'ai cité un de tes comm sur mon blog, mais si tu veux, je le retire...
    Bis

    Posté par fran (carobine), 05 septembre 2008 à 11:47

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