Le Club des lo(o)seurs

Mon club de losers comportait 3 personnes jusqu'a l'annee derniere (un s'est marie le lacheur). Je parle ici de ma vie d'expat trentenaire (mon dieu.. bientot quadra) solo avec un chat :-)

02 octobre 2008

Journée recyclage

071306breeJe prends un extrait d’un article et je vous le livre ici avec mon vecu sur le sujet:

Valerie Damidot (M6 D&Co) « Lorsque tu es dans cette situation, tu mets beaucoup de temps à accepter que la victime, c’est bien toi et pas l’autre, se souvient la jeune femme. Au début, tu te dis que c’est de ta faute, que tu as mérité la beigne qu’il t’a donnée. A chaque fois qu’il me battait, c’était par jalousie. Il trouvait que j’avais trop parlé à Untel... C’est bien connu, j’ai tous les hommes à mes pieds ! » arrive-t-elle aujourd’hui à plaisanter.

Mais pourquoi avoir attendu si longtemps pour quitter son conjoint ? « La première fois qu’il t’en fout une, tu te révoltes, raconte Valérie. Tu te barres, tu te réfugies chez une copine. Puis il vient te chercher en pleurant, en te suppliant de lui pardonner. Alors tu pardonnes. Et évidemment, ça recommence. Tu te mets à stresser, à te dire que tu as bien dû faire quelque chose pour le mettre dans cet état. Tu deviens la coupable… Tu n’oses plus en parler à personne. Parce qu’en public cet homme qui te bat, c’est un homme charmant. En privé, il devient de plus en plus violent, de plus en plus fréquemment. Puis un jour, c’est la gifle de trop. Tu te rends alors compte que ta vie est en danger et tu pars. »

La violence dans un couple c’est insidieux. La personne en qui vous avez investit beaucoup d’espoir et beaucoup de confiance vous trahis. Ca commence par des propos négatifs et ça finis en beignes. Pour moi, je crois que ça à commencé par « Oui, en fait, tu es une has-been ». Quand en plus en public il/elle vous encense et en privé il/elle vous démolis il faut partir. Ca ne va pas s’arranger et, bien que je sois une fervente de la thérapie, la thérapie ne va pas vous sauver. Plus vous attendez, plus c’est dur de partir. Plus le chantage affectif est fort, plus il est rassurant de rester dans le même schéma (puisque vous êtes coupables et que donc personne ne peux vous aimer comme lui/elle)

Je crois qu’une fois que le cycle violence-excuses-tendresse/attention-violence est initié il est impossible de s’en sortir avec les mêmes participants.

De plus la victime n’est souvent pas entièrement innocente, en effet elle peut être elle-même dans un cycle où elle recherche la phase excuse-tendresse/attention en provocant elle-même la violence. Je ne cherche pas à culpabiliser les victimes plus avant, elles le font très bien elles-mêmes, mais cet enchainement est a la fois pervers et progressif.

De plus, ca peut ressembler à la passion.

Il faut briser le cycle et le seul moyen c’est de partir.

A noter que comme pour le Cancer du Sein, les hommes sont souvent oubliés, et pourtant près de 10% des hommes en sont victimes.

image

Posté par Quietlaugh à 10:19 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

    La violence morale est aussi destructrice que la violence physique ... ne pas juger et ne faire qu'aimer ... ça devrait être obligatoire ...

    Posté par Jim, 02 octobre 2008 à 10:22
  • Nous sommes

    humains, nous jugeons.
    Mais le respect, de soi et de l'autre, est pour moi la pierre fondatrice de toute relation.

    Posté par Quietlaugh, 02 octobre 2008 à 10:24

Poster un commentaire