25 juillet 2008
J’en ai ras le burnous!
Les américains ne sont pas superficiels, les allemands pas organisés, les suisses pas maniaques de propreté, les français pas des bon amants et les italiens pas virils.
Voila, ça commence à me prendre la tête tous ces stéréotypes, d’une force telle que je peine à vous la faire partager.
Bon enfin pour les suisses les français et les italien je m’en fiche un peu pour tout vous dire.
Pour moi les français sont râleurs, sentent mauvais et se brossent les dents quand il leur tombe un œil, les italien sont saoulant, et les suisses sont bornés. Mais c’est mon opinion. Elle est tout aussi stupide que les précédentes, mais elle est au moins basée sur la fréquentation de quelques personnes pendant des laps de temps prolongés.
Pour les américain ;ca commence à me plaire cette histoire. « les américains sont superficiels » « les américains sont hypocrites » « les américains sont immatures » et je vous en passe.
Pour moi les américains ont un défaut certain : Ils sont une multitude et ils sont très différent les uns des autres. Parce que de foutre un Californien dans le même sac qu’un bostonien pure souche, c’est un peu comme nous dire que tous les européens ont la même culture (ben oui quoi ? l’Aïoli c’est suédois en fait !). Alors oui il y a des point communs (non pas forcement le langage.. croyez moi c’est plus facile de comprendre un californien qu’un texan)
Parmi les points commun qui permettent aux touristes de les fourrer dans le même panier….
Dans les boulots de service ils sont paye à la commission ou au pourboire. Diantre ! Ca veux dire qu’ils ont tout intérêt à vous donner envie d’acheter, de consommer et de leur laisser un pourboire… Parce que sinon ils bouffent pas. (Moi je dis… je préfère vachement aller manger dans un restaurant où la serveuse est aimable plutôt que de me faire insulter et l’entendre se plaindre des clients toute la soirée…). Sortez vos lunettes les amis, la serveuse qui vous a renversé un verre de vin sur les genoux et qui vous engueule parceque c’est ‘de votre faute’, vous l’avez paye entre 15 et 25 % de votre addition pour ce service impeccable ! Alors bon.. le service inclus…
Dans la vie professionnelle ils se répètent constamment aux uns et aux autres « If you are not part of the solution you are part of the problem ». (le corolaire est, si tu fait partie du problème je peux te virer comme un malpropre.) Et leur différent consultants en productivité leur ont seriné que trouver un coupable est bien moins utile que trouver une solution… Donc, si tu te plante comme une larve (ca m’est arrivé) mais que tu a une idée pour sortir la boite de la mouise ou tu l’a plantée, tu a une chance de ne pas te faire pourrir. Du coup c’est plus facile de prendre des risques calculés, et donc de gagner plus gros que le copain qui peut pas prendre de risques…
Dans la vie privée souvent ils déménagent fréquemment, ils ont donc des amis de longue date mais qui ne sont pas forcement tout à coté. Donc ca ne les gène pas forcement d’avoir de nouveaux amis. Mais méfiance ce n’est pas parce qu’ils vont au ciné ou au restau avec vous qu’ils sont vos amis. Même s’ils se comportent de manière tout à fait amicale. Vous êtes pendant très longtemps des « acquaintances ». Et par définition les aquaintances ça va et ça viens, c’est pour ça que votre pote de vacances ne vous écris pas, parce que vous n’êtes pas son ami, et vous n’êtes plus assez proche géographiquement pour faire des trucs avec lui/elle. Ca n’est pas forcement qu’ils soient superficiels mais plutôt pragmatique… Et puis qu’est ce qui nous force à être fondamentalement hostile au petit nouveau ? Avoir une attitude amicale avec autrui est une forme d’hypocrisie ? Il faut absolument lui faire la gueule pour être mûr ?
Quand au positivisme forcé… Eh bien… étonnamment ca marche, à se forcer à voir le coté positif des choses et à ne pas râler sans arrêt il est plus facile d’apprécier les choses qu’on a. (ah oui, horrible de se forcer à être plus heureux… C’est le mal c’est sur !)
Alors bon, les gars… En toute franchise, vos deux voyages aux US, les series tele (on les achette ces series et ces concept c'est bien que nous aussi on aime bien) et la lecture du résumé du bouquin de BHL ne font pas de vous un expert. Neuf ans là bas ne font pas de moi une experte non plus. Mais par pitié les stéréotypes à deux balles… Aheim
ça ne vous donne pas l’air intelligent.
06 juin 2008
Tu n’est pas blonde…
“Euh… Ah bon?”.
Il y a des petits malins dans la vie… De temps en temps certains ‘savent’ vos petits secrets, et oui madame… On ne se doute pas, mais par leurs pouvoirs d’observation plus aiguisé que la moyenne et leur capacités déductive supérieures, certaines personnes vous connaissent mieux que vous-même. Et puis ils vous le font remarquer et contrecarrent vos arguments avec une logique imparable.
Prenons un exemple de conversation classique au sujet de ma couleur de cheveux… Mon interlocuteur est en général un homme tachant de me prouver qu’il n’est pas dupe…
- Tu n’est pas blonde.
- Heu ? Ah bon ?
- Non, MOI je sais que tu n’est pas blonde.
- Mais la, sur ma tête tu vois mes cheveux de quelle couleur ?
- Blond, enfin blond fonce mais blond.
- Ok, mais je ne suis pas blonde ?
- Ben non, moi je sais. Enfin tu n’est pas naturellement blonde
A ce stade de la conversation je tiens à préciser que les hommes en question n’ont en général pas eu le privilège (oui, je préfère penser que c’est un privilège plutôt qu’une corvée) de me voir en tenue d’Eve.
- Et tu sais ça comment ?
- Ben d’abord tes racines sont plus sombres…
- Oui, et ? Tu sais c’est relativement fréquent que les cheveux s’éclaircissent vers la pointe.
- Oui mais là ça se voit. Ca fait des mèches.
- Ben oui, mais il n’y a pas de démarcation franche donc comment un coiffeur pourrais faire ça ? En plus je suis en face de toi 8h par jour depuis 1 an et je crois pas avoir changé de couleur de cheveux ? En plus bon je te le dis à toi mon secret… Mes cheveux ils poussent de mon crane de cette couleur là…. Comme ça, avec les mèches plus claires, le dégradé de couleurs et tout et tout… Crois moi ça m’économise du coiffeur
- Je te crois pas…
- Ben en même temps quelle serait ma raison pour te mentir ?
- Je sais pas, mais tu mens.
- Ah ?
- Oui, tes sourcils sont noirs et tes cils aussi.
- C’est vrai… Mes sourcils et mes cils, ils ont pas eu le memo… Mais mes cheveux ils poussent comme ca. J’y peux rien. Et j’y fais rien non plus…
- Je te crois pas
- Bon, tu vois les poils sur mes avant bras ? ils sont de quelle couleur ?
- Blonds.
- Sur mes joues ? Mes jambes ?
- Blonds.
- Et donc selon ta logique je les décolore aussi ?
- Oui.
- Ca ne te parait pas un peu « out of character » ? Je suis plutôt naturelle non comme fille ?
- Je sais pas, mais moi je pense que tu serais plus jolie avec ta couleur de cheveux naturelle…
- Merci, c’est sympa.
Alors moi j’aimerais que quelqu’un m’explique pourquoi les mêmes hommes qui ne questionnent pas une seule seconde la variation subite de tour de poitrine des secrétaires suite à des ‘vacances’, ceux là même qui sont totalement surpris lorsqu’ils découvrent un wonderbra ou un corsaire gainant sous les vêtements de leurs conquêtes, qui trouvent joli une japonaise rousse aux yeux bleus, donc ces gars là, me fassent tout un plat et me traitent de menteuse au sujet de ma couleur de cheveux !
Bon enfin, je tiens le bon bout, mes sourcils, vu mon âge avancé, commencent à devenir blanc, donc ça devrais s’améliorer ce genre de conversation. Voila. Il faut se dire ça … C’est bien les poils de sourcils blanc…..
Comment ça, où ça ? Ben celui que je viens d’arracher bien sur !
J’aime pas les sourcils blancs.
07 février 2008
Le travail c'est mal organise
Bon alors clairement j’exprime une vérité première la… mais bon. Moi ce qui m’ennuie le plus dans mon travail est que j’alterne les périodes de journées de 14h qui ne suffisent pas avec des journées ou je n’ai strictement rien à faire….
J’entends d’ici les ah, t’as de la chance…. Au moins tu peux classer, t’as des périodes de pause…. Mais en fait c’est horripilant. Enfin, moi, ca m’horripile. Je ne connais rien de plus pénible que de passer 8h à faire de la présence. En plus dans un open space on ne peut pas vraiment regarder des photos de chat débiles toute la journée. Il arrive bien un moment dans la journée où vos collèges attendent de vous un minimum d’activité intellectuelle….
Le problème étant que….. Je n’ai rien à faire.
Je suis Project manager (en gros c’est la version anoblie du garde chiourmes), je dépends entièrement de la vie de mes projets. Hors mes projets veulent ma mort. Je suis à ce jour ‘responsable’ de 3 projets. Deux sont en ‘suspend’ en attendant la réponse d’un client et pour le troisième la phase de planification est terminée et il est en Hiatus jusqu'à la semaine 7 c'est-à-dire la semaine prochaine. Donc cette semaine, non seulement je n’ai rien à faire d’urgent mais…. Je ne dois utiliser aucune des ressources qui me sont normalement imparties… Donc je fais de la présence…
Evidement je pourrais m’avancer…Sauf que non… Je ne dois pas toucher à mes ressources (les gens qui bossent sur le projet) cette semaine.
Evidement on pourrait dire que ca me permets de me reposer, sauf que je suis coincée au boulot et que comme la réponse du client était sensée arriver en semaine 1 je n’ai aucun moyen de planifier des vacances…
Comme un bonheur n’arrive jamais seul, la semaine dernière c’était l’inverse…. Il a fallu planifier le projet 3 alors que j’avais une grosse urgence sur les projets 1 et 2 à résoudre avant vendredi (ben oui le fameux client était pressé et voulait la réponse de 72h vu qu’ils sont en retard de 4 semaines….). Résultat j’ai travaille 64 heures en 4 jours et j’aurais dû en faire plus sauf que, des fois, il faut que je dorme…
Le problème est que même en y réfléchissant depuis 3 jours je n’ai encore aucune idée de comment ne pas me retrouver dans la situation de la semaine dernière et encore moins dans la situation de cette semaine….
En plus c’est quand même scandaleux d’être rémunérée à ce niveau là pour ne rien faire….
04 janvier 2008
La spécialisation est l’apanage des insectes

Il est des citations qui me restent mémoire.
La première que j’ai retenue est un extrait d’un livre de Joseph Kessel : « Pour tous les hommes la mort reste un grand étonnement ». Je cite de mémoire puisque depuis que je l’ai griffonnée sur un morceau de papier je ne l’ai plus retrouvée. Je ne me souviens plus exactement de pourquoi cette phase m’a particulièrement marquée mais je me souviens de l’impression de vérité totale que j’ai ressenti quand je l’ai vu. Une de mes dernières est « l’humour est la politesse du désespoir » (a ne pas confondre avec « l’humour noir c’est la politesse du désespoir » de Achille Chavée) qui a été attribuée à Oscar Wild, Georges Duhamel, Boris Vian et même Luigi Pirandello selon les citeurs. Celle là je me souviens bien de quand je l’ai entendue… à la télévision dans une interview d’acteur. Je me souviens qu’à l’époque je me battais avec mes démons habituels et je faisais bien rire tout le monde avec mes blagues….
Aujourd’hui j’ai découvert une nouvelle citation : “A human being should be able to change a diaper, plan an invasion, butcher a hog, conn a ship, design a building, write a sonnet, balance accounts, build a wall, set a bone, comfort the dying, take orders, give orders, cooperate, act alone, solve equations, analyze a new problem, pitch manure, program a computer, cook a tasty meal, fight efficiently, die gallantly. Specialization is for insects.” — Time enough for love: the lives of Lazarus long Robert A. Heinlein. Ma traduction étant : Un home devrais être capable de changer une couche, organiser une invasion, dépecer un cochon, diriger un vaisseau, concevoir un immeuble, écrire un sonnet, faire ses comptes, construire un mur, réduire une fracture, réconforter un mourant, recevoir des ordres, donner des ordres, coopérer, agir seul, résoudre des équations, analyser un problème nouveau, transporter du fumier, programmer un ordinateur, cuisiner un bon diner, se battre efficacement, mourir élégamment. La spécialisation est l’apanage des insectes.
Aujourd’hui la plupart d’entre nous se satisfait de ne faire que ce qu’ils savent faire. « Je suis ingénieur alors l’art… », « Je ne sais pas comment bricoler » « Je ne peux pas cuisiner ». Je ne comprends pas, en fait même cette attitude m’énerve. Je ne comprends même pas qu’on puisse se satisfaire de ca. Sous prétexte que la plupart d’entre nous n’aurons jamais besoin de tuer et dépecer un cochon ne devrais pas nous empêcher de savoir comment le faire et d’être capable de le faire. Pourquoi devrions-nous nous limiter à ce qui est le plus facile ? Je ne serais jamais championne olympique dans une quelconque catégorie, je n’aurais jamais de prix Nobel, et je ne serais jamais une actrice connue, devrais je ne jamais nager, réfléchir, ou jouer dans une pièce de théâtre locale ? Je n’aime pas les limites arbitraires. Je n’aime pas quand mon entourage me dit « Tu ne peux pas faire ca, à ton âge, etc.… etc.… ».
On me demande souvent ce qui m’attire chez les hommes avec qui je sors. Je réponds invariablement que j’aime mes hommes intelligents. Je mens, J’aime que les gens autour de moi me croient capable de tout faire. Encore mieux, j’aime qu’ils se sachent capable de tout faire. Parce que choisir de ne pas faire quelque chose est un choix, se croire incapable de le faire c’est admettre une limite qui n’existe pas. Ca, pour moi c'est le comble de l'idiotie
01 novembre 2007
Le double effet kisscool

Note : Je parle ici de viol, en particulier de celui que j’ai subi il y a quelques années. Si vous me connaissez alors vous devriez peut être attendre un autre billet.
1 viol sur 11 fait l'objet d'une plainte (ENVEFF 1999 http://www.univ-paris1.fr/IMG/pdf/enveffrapportidf.pdf). 91 % des victimes sont de sexe féminin. Enfin bon il semble que les hommes aient encore plus de mal a porter plainte que les femmes donc qui sait en fait.
Le truc qui est encore mieux est que les « survivants » de viols sont plus susceptibles d’être à nouveau victimes de violences.
Donc en fait c’est le double effet kisscool… Non seulement il faut faire face à toutes les réactions les plus variées, mais en plus on a toutes nos chances d’avoir à refaire face à ça un jour. Trop bien !
Il existe une grande variété de sites sur internet de description de viol et de conseils aux victimes. Mon expérience ? Votre imagination vous peint probablement une image aussi effrayante que tout ce que je pourrais vous dire. Hollywood est extrêmement efficace aussi pour vous dépeindre des scènes d’une rare violence. Dans mon cas je dois dire que la scène était surtout d’une grande médiocrité. Deux gars bien muscles avec un couteau dans un ascenseur et une victime (moi) paralysée par … au départ la surprise d’une situation aussi inhabituelle et puis par la peur devant l’exultation d’un de mes assaillants devant mon sang. Je ne me suis pas défendue, je n’ai pas crie, je ne les ai pas frappes et ils ne m’ont pas tuée, (à posteriori je ne suis pas persuadée qu’ils m’auraient tues si je m’étais défendue. Le fait est que je ne me suis pas défendue et que c’est comme ca) donc en fait ma première réaction fut d’être soulagée, soulagée qu’ils ne m’aient pas tuée. Ma deuxième réaction a été de trouver quelqu’un dans l’appartement que j’occupais pour que cette personne puisse aller appeler la police parce que le locataire de l’appart n’avait pas paye sa facture de téléphone donc l’appart n’avait plus le téléphone. Ni l’eau chaude d’ailleurs. La troisième chose que j’ai faite a été de ne pas prendre de douche. Parce que prendre une douche c’est oblitérer toute possibilité de faire valoir ma plainte.
Porter plainte a été pour moi une évidence. C’était simple, ils m’avaient fait du mal et ils devaient être juges. C’était des étrangers. Parce que c’est plus simple quand ce sont des étrangers.
Je n’ai pas eu l’occasion de reporter plainte mais en 1993 (92 ?) ce fut une certaine épreuve. Attendre en essayant d’expliquer a mon pauvre colo ce qui c’était passe. Passer 1h dans la voiture de police (a l’arrière bien sur) pendant qu’ils me conduisent jusqu'à l’hôpital. L’examen médical avec l’infirmière qui se permet des réflexions vraiment déplacées (sur le coup je les aie trouvées plus accusatrices que déplacée les réflexions de cette pauvre c@@@ d’infirmière), l’interne ou médecin qui préférerais être en train de faire une autopsie que d’être la. A la limite il était sympathique ce docteur. Sa gène était à la fois touchante et rassurante pour moi. Rassurante car a aucun moment je n’ai eu l’impression qu’il ne me croyait pas. Je n’ai aucun souvenir de ce a quoi il ressemblait. Je me souviens néanmoins de son soin à ne pas me faire mal. Merci Docteur.
Heureusement pour moi mes assaillants avaient déjà attaque plusieurs touristes dont certaines avaient porte plainte, surtout d’ailleurs celles qui avaient fini a l’hôpital en urgence. Donc au moins la police locale a partiellement cru à mon témoignage.
Evidement il a fallu répéter ce témoignage plusieurs fois. Je me souviens de 3 fois dans les premières 24 heures. Et puis plusieurs fois une fois rentrée chez moi parce que Interpol veux que mon commissariat local prennent encore une déposition.
Ah oui ! Comme vous vous le demandez sûrement comment se sont ils retrouves dans le même ascenseur que moi ? Je leur ai ouvert. (Enfin c’est la version résumée mais… Vous habitez dans un immeuble et vous ne connaissez pas vos voisins, avez-vous déjà laisse entrer quelqu’un derrière vous ?)
Très franchement je ne suis pas sure que cela soit possible de faire la même déposition sur un acte traumatisant. En fait mes souvenirs se sont estompes rapidement, comme un cauchemar, un film que j’aurais vu. Restent, quelques sensations qui brutalement me font peur sans que je puisse savoir pourquoi, mais c’est rare.
Porter plainte ne m’a pas venge. Reconnaitre les assaillants et savoir qu’ils ont été juges non plus. Aucune idée de s’ils ont été en prison. Je suis loin et ma vie est plus douce que la leur de toutes manières. Et ca, ca me venge tous les jours.
Pour le deuxième effet kisscoll ça sera un autre jour.
31 octobre 2007
Ceci est en fait un appel à tous les écrivains.
Les sages ont tranchés, nous allons perdre des mots. http://www.academie-francaise.fr/dictionnaire/index.html
Bien sur, nous en gagnons aussi mais quid de ceux qui passent à la trappe ?
Personnellement je m’insurge, nous perdons dans cette édition les termes abuseur (j’en connais au moins un), babillement et baladinage et je ne parles même pas de baliverner, chapeler, chipotier et chipotière, démeublement, ergoterie (bon remplacée par ergotage mais tout de même) immortification et immortifié. Bon bref plus de cent mots entre « a » et « l ».
Il s’agit donc d’agir avant que nous ne puissions plus nous conjouir de la huitième édition de ce dictionnaire si remarquable (bon en fait je n’ai aucune idée de comment utiliser ce verbe visiblement transitif qui n’a rien à voir avec l’acte de jouissance sexuelle).
J’en appelle dons a vous tous pour utiliser ces mots avant que ces termes disparaissent de la langue Française. Usons et abusons de la bergerette et écrivons tous les mots bannis à tout bout de champ de façon à leur donner une grand baroud d’honneur. Au lieu de dépopulariser, repopularisons ces pauvres incompris et inusités. Adoptons chacun un mot. Personnellement j’aime particulièrement les dramatistes , et les écraseurs, écraseuses qui sortis du monde des cochers peuvent aisément être remis au gout du jours pour nous amis les parisiens (ou les berlinois d’ailleurs). Je suis sure que nous pouvons trouver des escroqueurs et escroqueuse hors des films et faire fi des friponneaux en tous genres.
Havir est il moins bien que kiffer ?
Comment saurons nous la définition de euphuisme si nos dictionnaires n’en parlent plus ? La/le futurition de la langue française est elle d’abandonner au loin nos mots remplaces et maintenant obsolète ? Surement ! Mais ce bastion du bon gout et de la littérature qu’est le dictionnaire de l’Académie ne se doit il pas de garder notre mémoire ?
22 octobre 2007
If I were on Sex And The City, I'd be Charlotte York.
Eh bien voila, les choses qu’on apprend avec facebook apps.
J’apprends que mes amis s’envoient des soupes de navet et que si j’étais un personnage de SATC je serais Charlotte. Bon franchement ca, ca craint. Qui veux être la femme un petit peu coincée (enfin un peu parce que elle se tape quand même la moitie de l’annuaire Newyorkais), ultra romantique qui ne rêve que de ce marier et qui ne peux pas avoir d’enfants.
Ah oui, et tant que j’y étais, j’ai fait un test de personnalité qui me dit que pour mon profile le trouble de personnalité associé est ‘Borderline personality disorder’, bon enfin déjà je ne suis pas une psychopathe associale. Juste un peu borderline. Génial..
En fait en ajoutant à ca un petit coté parano je crois que je suis bonne pour l’asile.
Tiens à propos d asile … Pourquoi les gens sont ils aussi agressifs… Je m’explique, samedi soir j’étais dans un bar histoire de voir les Anglais se prendre une dérouillée au rugby, parce que j’aime pas le rugby Anglais d’abord. J’errais donc, dans ce bar bondé d’ hommes pas douchés en polo de rugby, à la recherche d’un siège quelconque que je pourrais rapprocher de mes compagnons d’infortune du soir. Avisant un tabouret modérément rembourré je me rapproche d’une table ou quatre beau spécimens anglais étaient en train de deviser gaiement en se torchant des bières comme si le houblon était sur la liste des espèces en voie de disparition. Je demande donc a un monsieur en Tshirt jaune-qui-n’a-pas-vu-la-lessive-depuis-que-l’Angleterre-à-gagne-la-coupe-du-monde-de-rugby et lui demande avec mon plus beau sourire : ‘Is that seat free ?’. L’homme en question me regarde de haut en bas (pour ceux que ca intéresse jupe assez courte, bottes et t-shirt) et rétorque ‘Only if you take it away’ (i.e. uniquement si tu te barre avec). Ahem… perso je trouve ca assez plutôt pas gentil.
Snif.
Bon, en même temps les sudaf’ ont gagné alors ca va….
Tableau: Mondrian Piet, New York, Boogie Woogie 1943
15 octobre 2007
Qui plie votre parrachute ?
Je suis toujours vaguement énervée lorsque je reçois ce genre d'email.
Il ne serait jamais venu à l'esprit de quelqu'un d'envoyer un truc pareil s'il avait fallu y mettre un timbre. En attendant, pour THE truc qu'on va m'envoyer et qui vas être intéressant je vais me coltiner 25 emails de 3 personnes qui veulent partager avec moi un moment de tendresse préfabriquée.
Le pire étant qu'évidement je ne peux pas leur faire remarquer qu'elles me pourrissent ma boite mail principale, que ce genre de m*** serait bien mieux dans ma boite mail de SPAM etc etc... Pourquoi? Parce que ce sont les mêmes personnes qui m'appellent au téléphone pour me demander si j'ai reçu leur mail. Et oui, le téléphone pour me demander si j'ai reçu le mail. Parce que le téléphone on ne sais pas le montant de sa facture avant de la payer alors... De nouveau c'est pas comme le timbre. Donc si par hasard je faisait remarquer a une de ces 3 personnes qui m'envoient ces trucs qui m'énervent dès le matin et bien elle ne m'enverrais plus rien, ni ne me téléphonerais... Et je serais à tout jamais MECHANTE.
Alors pourquoi ne pas être méchante? Parce que j'aime beaucoup ces 3 personnes, je les aimerais encore plus si au lieu de m'envoyer un truc pourri de 4Mbits elles m'envoyaient un email d'une ligne me disant que elles au moins elles pensent à moi. La logique implacable du truc est que lorsque je tente une amorce de conversation dans ce sens j'ai droit à un 'Je veux pas t'envoyer un email pour rien après ca t'énerve'. Parce que forcement un email d'une ligne écris de ses blanches mains (ou des 6 doigts qui touchent occasionnellement le clavier) c'est moins bien qu'un truc de 4Mbits que 25 millions de personnes ont effacés avant même de le lire.
Si on poursuit le raisonnement jusqu'à l'irrationnel (oui c'est idiot comme proposition) on en déduit que la moyenne des gens pensent que une présentation powerp***t avec des images de coucher de soleil et un texte vaguement gnan gnan est MIEUX que leur propre pensée exprimée simplement.
Peut être est ce pour ca que les discours universitaires ou autres commencent par une citation.
Ca aussi ca me dépasse.