Le Club des looseurs

Mon club de loosers comportait 3 personnes jusqu'a l'annee derniere (un s'est marie le lacheur). Je parle ici de ma vie d'expat trentenaire (mon dieu bientot quadra) solo avec un chat :-)

10 juin 2008

J’ai des mordeuses…….

un_dentierIl existe un désavantage certain à ne pas avoir d’enfants tard… Les anecdotes.

Face à un parent, qui souhaite immanquablement vous faire partager sa joie, vous êtes sans ressources. A la phrase, en général prononcée d’un ton ravi, « Lorette* s’est retournée dans son lit hier » il est difficile de répondre « Ouais, et ? Moi aussi je peux le faire » sans passer pour un antisocial primaire.

Avouons que certaines anecdotes telles que : « Félicie* a eu peur que le magnétoscope ait faim » et « Eugénie* a dit a toute l’école que son Papa avait un gros z!z! » sont intéressantes, voire même rigolotes. Cependant une anecdote en appelle une autre, et le parent ravi fini par monopoliser toute la conversation avec les différentes textures de « nougat » qu’il trouve dans les couches de ses morpions tous les jours. Il s’agit donc de frapper un grand coup.

J’ai deux options à ma portée : le travestit de la vérité et la redirection.

Je suis opposée au mensonge direct. Sauf en cas de nécessité absolue comme « Il est beau non ? » qui est une question à laquelle, même si vous avez devant vous un monstre qui par comparaison vous rends Alien touchant, vous devez répondre « Très beau ! Sa fossette au milieu du front/ses yeux désolidarisés/ ses oreilles mobiles sont adorables ». Donc sauf en cas d’urgence vitale le mensonge n’est pas acceptable.

Par contre il est acceptable, voire amusant de laisser vos interlocuteurs ‘remplir les blancs’. Par exemple :

-          Hortense à vomi cette nuit.

-          Elle n’est pas la seule

En général arrête l’hémorragie. Evidement ce n’est pas un mensonge, j’imagine bien qu’il y a au moins une autre personne au monde qui a vomi hier soir non ?

La redirection est non moins subtile…. Pour ne pas passer pour une egocentrique forcenée l’option « Elle va bien ? Oui ? Oh… dommage ca t’aurais économisé des couches » n’est pas recommandée…. Il reste l’option redirection/recyclage.

Moi je recycle mes anecdotes d’enfance… Ca mange pas de pain et en plus ca flatte mon ego. J’en ai quelques unes dont la chute varie entre « J’ai des mordeuses » et « Pas solide c’truc ». Ma sœur est également une excellente source avec « Mais je nage » et « Acquelere asquelere ! Il va nous doubler» et bien sur le récit circonstancie du découpage de lézard par garde boue.

Ouaip…. Deux enfance et je peux choisir n’importe quelle anecdote.

Ca va lui apprendre a la petite Charlotte à se retourner dans son lit.

* Les noms ont ete changes pour proteger les morpions

Posté par Quietlaugh à 14:26 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 juin 2008

Je ne suis pas d’accord.

J’ai remarqué un truc.

Mon français doit être rouillé.

Pour moi ‘je ne suis pas d’accord’ est equivalent  à ‘ je ne te donne pas mon accord ‘ alors que certaines personnes l’utilisent dans le sens ‘je ne suis pas du même avis que toi’ un peu comme ‘nous ne sonne pas en accordance’.

Comme je ne suis pas claire je vais essayer de vous donner un exemple.

Dans un des commentaires écrit dans le blog de fille d’Helene (ma grande prêtresse bloguesque) une lectrice disait  « je ne suis pas d’accord avec toi pour le refus d’enfant. »

Dans le sens « nous ne sommes pas en accordance » ca passe nickel. Apres tout « we must agree to disagree » c’est ok. Dans le sens je ne te donne pas mon accord ca me fait bondir et j’ai toujours envie de répondre comme la fillette de 5 ans d’une de mes amies « mais laissez moi vivre, quoi…. Merde ! »

Deuxième exemple, dernièrement je me suis fâchée avec une fille. En fait toute la discussion s’est passée par email et le ton à très vite dégénéré. Comme a dit mon pote Remi ca dégoulinait de mesquinerie (des deux cotés hein… je suis pas au dessus d’une bonne partie de rigolade). Au cours de cette conversation épistolière qui m’a en général laissée assez indifférente cette personne m’a dit un truc du genre faire un enfant seule « je suis pas d’accord » ('mais je ne te juge pas' était la fin de la phrase) et ca, ca m’a *temporairement* fait sortir de me gonds. JE M’EN FOUS DE TON ACCORD fut ma réaction à chaud. J’ai immédiatement suivit cette réaction à chaud par une remarque in petto… en fait je m’en fous aussi de ce que tu pense. (qui a dit mesquine ? où ca ? MOI ?! Shocking).

Posté par Quietlaugh à 10:00 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 juin 2008

Tu n’est pas blonde…

image002“Euh… Ah bon?”.

Il y a des petits malins dans la vie… De temps en temps certains ‘savent’ vos petits secrets, et oui madame… On ne se doute pas, mais par leurs pouvoirs d’observation plus aiguisé que la moyenne et leur capacités déductive supérieures, certaines personnes vous connaissent mieux que vous-même. Et puis ils vous le font remarquer et contrecarrent vos arguments avec une logique imparable.

Prenons un exemple de conversation classique au sujet de ma couleur de cheveux… Mon interlocuteur est en général un homme tachant de me prouver qu’il n’est pas dupe…

-          Tu n’est pas blonde.

-          Heu ? Ah bon ?

-          Non, MOI je sais que tu n’est pas blonde.

-          Mais la, sur ma tête tu vois mes cheveux de quelle couleur ?

-          Blond, enfin blond fonce mais blond.

-          Ok, mais je ne suis pas blonde ?

-          Ben non, moi je sais. Enfin tu n’est pas naturellement blonde

A ce stade de la conversation je tiens à préciser que les hommes en question n’ont en général pas eu le privilège (oui, je préfère penser que c’est un privilège plutôt qu’une corvée) de me voir en tenue d’Eve.

-          Et tu sais ça comment ?

-          Ben d’abord tes racines sont plus sombres…

-          Oui, et ? Tu sais c’est relativement fréquent que les cheveux s’éclaircissent vers la pointe.

-          Oui mais là ça se voit. Ca fait des mèches.

-          Ben oui, mais il n’y a pas de démarcation franche donc comment un coiffeur pourrais faire ça ? En plus je suis en face de toi 8h par jour depuis 1 an et je crois pas avoir changé de couleur de cheveux ? En plus bon je te le dis à toi mon secret… Mes cheveux ils poussent de mon crane de cette couleur là…. Comme ça, avec les mèches plus claires, le dégradé de couleurs et tout et tout… Crois moi ça m’économise du coiffeur

-          Je te crois pas…

-          Ben en même temps quelle serait ma raison pour te mentir ?

-          Je sais pas, mais tu mens.

-          Ah ?

-          Oui, tes sourcils sont noirs et tes cils aussi.

-          C’est vrai… Mes sourcils et mes cils, ils ont pas eu le memo… Mais mes cheveux ils poussent comme ca. J’y peux rien. Et j’y fais rien non plus…

-          Je te crois pas

-          Bon, tu vois les poils sur mes avant bras ? ils sont de quelle couleur ?

-          Blonds.

-          Sur mes joues ? Mes jambes ?

-          Blonds.

-          Et donc selon ta logique je les décolore aussi ?

-          Oui.

-          Ca ne te parait pas un peu « out of character » ? Je suis plutôt naturelle non comme fille ?

-          Je sais pas, mais moi je pense que tu serais plus jolie avec ta couleur de cheveux naturelle…

-          Merci, c’est sympa.

Alors moi j’aimerais que quelqu’un m’explique pourquoi les mêmes hommes qui ne questionnent pas une seule seconde la variation subite de tour de poitrine des secrétaires suite à des ‘vacances’, ceux là même qui sont totalement surpris lorsqu’ils découvrent un wonderbra ou un corsaire gainant sous les vêtements de leurs conquêtes, qui trouvent joli une japonaise rousse aux yeux bleus, donc ces gars là, me fassent tout un plat et me traitent de menteuse au sujet de ma couleur de cheveux !

Bon enfin, je tiens le bon bout, mes sourcils, vu mon âge avancé, commencent à devenir blanc, donc ça devrais s’améliorer ce genre de conversation. Voila. Il faut se dire ça … C’est bien les poils de sourcils blanc…..

Comment ça, où ça ? Ben celui que je viens d’arracher bien sur !

J’aime pas les sourcils blancs.

Posté par Quietlaugh à 09:29 - Ca m'énerve ca - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 juin 2008

De la physique Quantique des chaussures

holographicrepattIl existe deux types de chaussures: Les chaussures confortables et les jolies chaussures.

Je soupçonne que c’est une expression de l’aspect quantique des chaussures. Bon je ne vais pas m’étendre ici sur les bases de la physique quantique. D’abord parce que j’ai tout oublié et que déjà en école d’ingé ça me gonflait grave (pardon cela m’indifférait complètement) donc je vais pas me repalucher ça à la main maintenant (pardon, je ne vais pas revisiter ce sujet) et ensuite parce que j’y comprends rien de toutes façons.

Donc le caractère quantique des chaussures est que si elle sont jolies elles vous mangent les pieds (ou les saucissonnent) et que si elle sont confortables elles ressemblent à des charentaises écossaises éculées.

Il existe deux exeptions à cette regle ; si elles sont confortables et jolies elle sont tellement *putesques* (terme emprunté avec un respect total à Helene de monblogdefille.com) qu’elles ne peuvent quasi pas être portées, comme mes très jolis escarpins à bout ouvert et talon aiguilles vernis noirs, qui ne peuvent décemment qu’être portes en soirée alors que je les porterais volontiers tous les jours. Et des chaussures peuvent être excessivement laides et vous bouffer les pieds (rare mais déjà rencontré). Et oui, carton plein vous pouvez démarquer.

Revenons donc à nos chaussons. J’ai deux vices dans la vie : les chaussures, la lingerie, les hommes, la bouffe, l’électronique et la paresse (oui donc *2* vices).

J’achète des chaussures comme un propriétaire de Maserati achète des actions Total.

Dernièrement, trompée par les prévisions météo, je me suis retrouvée à Paris avec uniquement des bottines d’hiver alors qu’il faisait 30C et soleil. J’ai donc été OBLIGEE d’acheter des chaussures… C’était un séjour de 5 jours, j’ai donc acheté 3 paires de chaussures. Normal…

La première paire, une paire de ballerines Mellow Yellow vernis noir, a des petites ouïes pour vous aérer les pieds… Très joli… Evidement le bord de ces ouïes est anguleux… Résultat ces chaussures là me découpent les doigts de pieds en rondelles. De plus les petites ouïes au niveau du talon agissent comme un piège à cailloux. Donc… Ces chaussures qui dans le magasin étaient divinement confortables s’avèrent, en fait, être du cote obscur de la force…

La deuxième paire était une paire de chaussures plateforme ‘Sling back’ de chez Mink à bout ouvert. Logiquement je m’attendais à ce qu’elles me bouffent le gros doigt de pied… Mais la surprise ! Emerveillement ! Extase ! Le confort total des doigts de pieds. Serais ce donc une exception ? *Drumroll*

Mais non, bien sur ! L’étiquette plastique sur la première semelle en cuir fait un petit bruit (genre squick squick) contre mes talons à chaque fois que je marche et la boucle transforme lesdits talons en steak tartare… Chose intéressante également ces chaussures là ont tendance à refuser que mon pied soit posé au milieu de la semelle. Je passe donc mes journées à prier pour ne pas marcher à cote de mes pompes (oui, littéralement) et me casser une jambe, plateforme oblige.

La troisième paire est une horrible paire de ballerines rose bonbon que j’ai achetées en pleurant parce que mes pieds étaient en sang, mes chevilles foulées et qu’elles coutaient 10 euro. Je me suis dit… elles sont tellement laides elles sont sûrement confortable. J’avais raison.

En plus avec ma veine elles seront increvables…

Posté par Quietlaugh à 11:09 - Aucun interet - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 avril 2008

Histerosalpinquoi?

seringue01Bon, je commence à me dire que mes problèmes ne font que commencer….

Je pensais béatement que les examens (réussis !) dont je vous avais parlé précédemment me faisait avancer grandement dans ma démarche. Que nenni ! En réalité, non seulement ces examens sont…. Inutiles mais en plus ils sont… insuffisants. Glups…

Il me faut maintenant une jsaispasquoigraphie et une echo aussi (à oui des fois que cela ne suffise pas). De ce fait il me faut, soit trouver un médecin ici, soit planifier ca pil-poil avec mon médecin parisien (je n’ai même pas idée s’il accepterait de me suivre dans ma démarche) de façon à pas utiliser toutes mes journées de vacances de l’année avant le joli mois de Mai. Pour trouver le médecin localement mes choix sont limités vu que seul une poignée parlent l’anglais (et 1 le Français). Pour me faire suivre à Paris pour une procédure qui est… illégale en France donc réalisée en Belgique…. Ca me parait tordu comme idée… Ceci dit le truc marrant est que la sécurité sociale continue de me couvrir bien que je ne sois plus en France depuis près d’un an…. Enfin bon… Ca va chercher dans les combiens une jsaispasquoigraphie ?

Moment de découragement la.

Autre chose intéressante pour moi… Alors que je n’ai aucune preuve de problèmes je vais me bourrer de médicaments pour ‘augmenter mes chances’. Ca ne me parait pas vraiment une bonne idée…. Et si ca arrivait en groupe ?

Ensuite il ne me restera plus qu’à faire le truc tout simple…. M’injecter des médocs pendant 10 jours et coordonner mon voyage en Belgique précisément pour que je sois là bas pil-poil entre 9 et 11h.

Bon avec ca est ce que je peux imaginer un ‘partenaire’ customisé ? Et bien non… Pas de choix en europe, tout est choisi par les médecins. Pas de don ouvert non plus.

Sh@t.

Enfin bon, rien ne presse, je vais devoirs attendre à peu près 1 an. J’ai donc le temps de trouver tout ca…

Vous ai je dis que le taux de succès était fortement lie à l’âge ?

Ah ben oui c’est tout à fait logique alors de nous faire attendre un an.

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28 mars 2008

L’élitisme débridé ou une autre version du conformisme?

bon_pointComme je vis à l’étranger je donne en général procuration à quelqu’un pour les votes variés qui jalonnent ma vie civique.

Il y a quelques années j’ai donné procuration à ma maman, la procuration étant signée, je lui ai fait part de mes souhaits et elle m’a répondu « c’est pas la peine de voter pour lui il ne va jamais gagner ». Quelque part j’en suis restée pantoise… Je ne doute pas d’ailleurs qu’elle ait utilisé ma procuration pour voter comme elle le souhaitait. Ca ne me gène pas tant que ca car nous avons des idées politiques assez proches mais le concept de voter pour gagner était nouveau pour moi.

Plusieurs années après j’ai découvert un concept qui m’a fait penser à cette phrase, le concept de la Tyrannie de la majorité en parlant de la démocratie (cette citation ayant été utilisée par Tocqueville, Nietzche, Mill etc.. je ne saurais donner une citation exacte). J’ai donc associe l’idée de gagner un vote à l’idée de trouver quelqu’un dans la majorité qui représente, au moins partiellement, ses propres intérêts de façons à être protégé de la ‘tyrannie’.

Aujourd’hui je remets en question cette analyse. Je me demande si l’important n’était pas en fait de …. Gagner.

La semaine dernière j’ai fait des analyses de sang. Ces analyses n’étaient pas de pronostic vital, ne servaient pas à diagnostiquer quoi que ce soit et sont d’un intérêt limite. En fait elles ne servaient qu’a évaluer une probabilité de potentiel (j’adore la ‘probabilité de potentiel’, on s’enfonce dans les méandres de la stupidité utile, plus flou que ca tu meurs). Cela n’est pas clair, je vais essayer autrement : ces analyses ne servaient pas à grand-chose d’autre que de voir si le facteur prédictif primaire était aggravé par des facteurs secondaires. Non ? Toujours pas claire ? Ok, mon médecin généraliste n’avait en 30 ans de carrière JAMAIS entendu parler de ce protocole et je ne suis pas malade. Donc vous voyez comme c’était vital comme analyse. Les résultats de ces analyses furent PARFAIT. Je suis tellement dans la norme que…. On ne peut que fier qu’au facteur prédictif principal qui est…. Mon âge. Oui, je connaissais mon âge avant de faire les analyses. Donc en vérité je ne suis pas plus avancée. Mais ces résultats m’ont vraiment fait plaisir. Plaisir non seulement dans le sens « Ah je suis en bonne santé », ce qui ne devrait pas être fondamentalement une nouvelle puisque je ne me sens pas malade et que je n’ai aucune raison de penser que je le sois, mais aussi dans le sens « Je suis dans la majorité ». Voire même comme les résultats sont plutôt du coté positif de l’échelle des valeurs normales « Je suis mieux ». Scientifiquement cela n’a aucun sens. Les valeurs normales sont… normales et d’être d’un cote ou d’un autre ne signifie, strictement rien… Mais je suis tout de même contente sans raison particulière.

J’ai en quelque sorte eu une bonne note. J’ai excelle dans ces examens. J’ai gagné. Mon corps a bien voté en quelque sorte.

La seule chose qui a changé en fait c’est que la probabilité d’événement est passée de 8% à ….8%.

Ah oui... Ca claque ca...

Donc ma joie ne peut s’expliquer que par le fait que mes analyses soient dans la norme ou ‘arbitrairement’ presque mieux. Au fait vous ais-je suffisamment dit que les marges d’erreurs sont assez grandes dans ces analyses là? Et que les résultats ne sont pas immédiatement corrélés avec la probabilité d’événement ?

Donc en fait il ne me reste que la joie du conformisme et la joie d’avoir réussi un ‘examen’.

En fait je me demande maintenant combien de mes petites joies quotidiennes (les grandes aussi mais bon) sont directement comparables ?

Par exemple :

- J’ai bien mange (dans les sens ‘j’ai absorbe une quantité de nourriture suffisante mais non excessive’ à ne pas confondre avec ‘j’ai mange des bonnes choses’).

- J’ai bien travaillé (ca ne va faire aucune différence dans la vie de personne ni même de la compagnie qui m’emploie mais j’ai bien travaillé)

- J’ai bien dormi (quelle abnégation !).

- J’ai raison (j’ai gagne la discussion, il ne s’agissait pas d’échanger des points de vue ou d’entendre ce que TU a à dire mais bien de te prouver que je sais mieux)

- J’ai encore raison….

D’ailleurs est ce que j’aime bien étudier parce que j’aime le savoir ou est ce que j’aime étudier parce que je réussis les examens ?

Enfin, en même, temps j’ai bien réussi mes analyses.

Posté par Quietlaugh à 11:23 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 mars 2008

La coparentalité quelle drôle d’idée…

render_taj_mazeOu non… ?

Toujours dans mes errances liées à la maternité je viens brutalement de me rendre compte qu’il est probable que je ne sois pas si originale que ca, d’autres personnes sont surement dans la même situation que moi… Je lie cette illumination soudaine sur mon manque d’originalité à la maturité, bientôt 38 ans et même pas toutes mes dents. J’ai donc googlé le sujet, et, miracle, non seulement je tombe sur des sites de femmes célibataires ou en couple homo mais surtout sur des annonces de coparentalité. Dios mio ! Mais c’est bien sur ! Mais comment n’y ais-je pas pensé plus tôt ?! S’il existe des mères-en-devenir qui cherchent du sperme il doit bien exister des papa-en-devenir qui aimeraient bien non seulement donner du sperme mais être présent dans la vie de l’enfant. Bon alors pour être honnête l’idée m’était déjà passée par l’esprit et j’avais abordé le sujet, avec toute la délicatesse d’un rhinocéros énervé, avec un couple d’amis qui avaient perçu ma demande comme… complètement inintéressante puisque des scientifiques avaient réussi a créer un embryon de rat a partir de 2 spermatozoïdes (de rat bien sur)… Donc, empreinte de l’inutilité profonde de mon utérus, j’avais un peu lâché le morceau.

Donc la coparentalité, l’idée est séduisante. Je me débarrasse de mes interrogations continuelles sur mon désir d’enfant, mon âge et mon incapacité à avoir une relation amoureuse stable et l’enfant n’est pas horriblement mutilé par le manque de père. Séduisant compromis dans une vie imparfaite.

Qu’en est-il dans la réalité ? (enfin la mienne de réalité, vous emballez pas)

Qu’est ce que j’en pense en fait ? ou Qu’en pense-je ?

Au palmarès des idées ‘brainstorming’ deux se bousculent en première place :

Et si l’enfant préférait l’autre ? (ben oui, la claque….)

Et si l’autre obtenait la garde complète de l’enfant ? (ben oui genre je décide finalement que serial killer c’est un métier d’avenir)

Le tout suivi de près par :

Et si je repars à l’étranger je fais quoi ?

Oui je sais… beaucoup de gens vivent toute leur vie dans un rayon de 30 km… Sauf que moi je me balade… La France, l’Allemagne, les USA, l’Espagne… Ou serais-je dans 10-15-20 ans ?

Que fais je si, bonifiée par les cris incessants et quotidiens de l’enfant, je parviens finalement à supporter un homme dans ma vie ? (et oui parce que si je suis obnubilée par le bébé alors je ne peux pas être super collante avec l’homme donc ca devrais être moins difficile pour les hommes de me supporter non ? NON ! ARGH)

Ou même, si le manque de sommeil me rendais plus fataliste ? Dans le genre, oui il pue, il fait pipi à coté des toilettes et il se gratte les parties en public, mais bon… Au moins il ne hurle pas à la mort toutes les nuits vers 2h du mat ?

Donc admettons l’hypothèse, (peu probable certes inutile de le répéter, mais euhhhhh) que je rencontre l’homme qui m’apparaitra parfait, qu’il ne soit pas atteint du syndrome GTP (Gay-Taken-Priest) et qu’il m’aime bien…. Que fais-je du coparent ? L’option couler-les-pieds-dans-le.beton-et-jeter-au-rhone me parait un peu expéditive non ? Voire complètement amorale ? Oui en même temps les policiers n’ont aucun humour a ce sujet je pense…

QUID donc de la coparentalité ? Réservée aux couples homo et couples solides ? Les célibataires a nouveau plus compliques à placer ?

Zut à la fin….

Oh fait c’est grave si mon chat m’apparait souvent comme un horrible fil à la patte ? Ca veut dire que je ne suis pas une bonne candidate pour être maman ?

C'est vrai? oh noooooooooooooon

Posté par Quietlaugh à 15:06 - Trivial pursuit - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 février 2008

Un nouveau bas-fond à explorer…

yeti_sports_1288761Aujourd’hui (enfin samedi mais pour rendre plus clair le truc je me permets une certaine licence) j’ai passe un cap dans le sens de la coquetterie, ou plutôt de son absence. Aujourd’hui (oui toujours samedi en vérité) j’ai acheté un pull assortit a mon chat.

Apres deux ans et demi soit ressembler à un yeti, soit à passer quarante cinq minutes chaque matin à éplucher mes pulls, j’ai finalement abandonné l’espoir de porter des couleurs sombres, et ai décidé d’abandonner la partie. J’ai maintenant un pull marron chine gris qui camoufle parfaitement les poils de cette loutre croise labrador qui partage ma maison.

Je m’aperçois que cela dénote d’un grand laissé aller mais la bataille était perdue d’avance… Une chose que les propriétaires de chats ne disent pas assez est la quantité astronomique de poils qu’une si petite chose peut disséminer. Apres quelques semaines j’avais une solution pour l’odeur pestilentielle de litière (la litière en cristaux il n’y a que ca de vrai), l’odeur de croquette (croquette de veto uniquement), et les poils de chats dans la baignoire (pas de chat dans la salle de bain ou la cuisine), après 2 ans toujours pas de solutions pour l’option yeti des que je soirs de chez moi…

Un indice me fut donne par un compagnon d’infortune : « lorsque tu arrive chez toi tu te change immédiatement et tu mets tes vêtement dans une pièce ou le chat ne peux pas aller». Ok donc ca, ca marche,… enfin bon si vous passez juste deux minutes histoire de faire pipi entre deux courses…. Donc depuis quelques mois une autre pièce de mon appartement est condamnée et je me précipite dans cette pièce pour me changer avant de me vautrer dans mon canapé…. A noter que c’est toujours une fois que j’ai fini de me changer en habit ‘chatesque’ que je me souviens que j’ai plus de lait… Evidement cette pièce est maintenant la pièce la plus intéressante pour mon chat. Jusqu'à ce que je ferme la porte elle n’y mettait jamais une oreille.. Elle se contentait de griffer allègrement mes fauteuils en velours bleu (oui ca garde bien les poils ca…) et a se prélasser sur ma housse de couette en coton blanc (note à moi-même : pour les housses de couette choisir des imprimes dans les tons de rouge et marrons..). Mais depuis que je ferme la porte de ma deuxième chambre (ok j’entends d’ici les commentaires… comment tu lui interdis la cuisine la salle de bain et la deuxieme chambre paaaaauuuuvre beeeette ! NON il lui reste quelque chose comme 70 m2 pour s’ébattre je pense que c’est suffisant pour un chat de 4 kg qui a peur d’un moineau). Donc depuis que je ferme la porte de la deuxième chambre moumou se transforme en ninja, elle passe subrepticement derrière moi et se camoufle ce qui fait qu’une fois sur deux je la retrouve enfermée dans la chambre en question, vautrée sur, au choix, mon pantalon noir en crêpe juste dégraissé, mon pull noir semi mohair, ma polaire bleue marine ou tout autre pièce de vêtement susceptible de bien attraper (et garder) ses poils.

L’enfer c’est mon chat.

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07 février 2008

Le travail c'est mal organise

PlanetaryBon alors clairement j’exprime une vérité première la… mais bon. Moi ce qui m’ennuie le plus dans mon travail est que j’alterne les périodes de journées de 14h qui ne suffisent pas avec des journées ou je n’ai strictement rien à faire….

J’entends d’ici les ah, t’as de la chance…. Au moins tu peux classer, t’as des périodes de pause…. Mais en fait c’est horripilant. Enfin, moi, ca m’horripile. Je ne connais rien de plus pénible que de passer 8h à faire de la présence. En plus dans un open space on ne peut pas vraiment regarder des photos de chat débiles toute la journée. Il arrive bien un moment dans la journée où vos collèges attendent de vous un minimum d’activité intellectuelle….

Le problème étant que….. Je n’ai rien à faire.

Je suis Project manager (en gros c’est la version anoblie du garde chiourmes), je dépends entièrement de la vie de mes projets. Hors mes projets veulent ma mort. Je suis à ce jour ‘responsable’ de 3 projets. Deux sont en ‘suspend’ en attendant la réponse d’un client et pour le troisième la phase de planification est terminée et il est en Hiatus jusqu'à la semaine 7 c'est-à-dire la semaine prochaine. Donc cette semaine, non seulement je n’ai rien à faire d’urgent mais…. Je ne dois utiliser aucune des ressources qui me sont normalement imparties… Donc je fais de la présence…

Evidement je pourrais m’avancer…Sauf que non… Je ne dois pas toucher à mes ressources (les gens qui bossent sur le projet) cette semaine.

Evidement on pourrait dire que ca me permets de me reposer, sauf que je suis coincée au boulot et que comme la réponse du client était sensée arriver en semaine 1 je n’ai aucun moyen de planifier des vacances…

Comme un bonheur n’arrive jamais seul, la semaine dernière c’était l’inverse…. Il a fallu planifier le projet 3 alors que j’avais une grosse urgence sur les projets 1 et 2 à résoudre avant vendredi (ben oui le fameux client était pressé et voulait la réponse de 72h vu qu’ils sont en retard de 4 semaines….). Résultat j’ai travaille 64 heures en 4 jours et j’aurais dû en faire plus sauf que, des fois, il faut que je dorme…

Le problème est que même en y réfléchissant depuis 3 jours je n’ai encore aucune idée de comment ne pas me retrouver dans la situation de la semaine dernière et encore moins dans la situation de cette semaine….

En plus c’est quand même scandaleux d’être rémunérée à ce niveau là pour ne rien faire….

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22 janvier 2008

Je suis

nombril2....une personne ennuyeuse…

Je m’aperçois qu’en fait je n’ai que peu de sujets de conversations. Je parle de la même chose tout le temps et c’est pars mode. Il est des modes qui durent et des modes qui passent. Le tout dépendant du potentiel des sujets à être tourne en dérision. Depuis 6 mois je parle de mon voisin de bureau. Le pauvre doit avoir les oreilles qui sifflent car je suis complètement monomaniaque. J’en viens à me dire qu’il vaudrait mieux que je démissionne pour ne pas avoir à faire face au ridicule de mon comportement. Donc sur ce sujet l à je me tourne en dérision de manière quasi-permanente. Le problème étant que finalement à force de me moquer de moi-même j’y crois… Je crois qu’effectivement je suis une pauvre tache ridicule.

...une personne arbitraire…

Une nouvelle tête à rejoins l’équipe. Je n’ai aucune idée de pourquoi mais je la déteste. Elle est charmante, souriante, jolie, et je ne peux pas la piffrer. Aucune idée de pourquoi ni comment. Nous ne nous somme jamais adressé la parole directement. Elle me hérisse sans raison aucune.

...une personne toxique…

Je fais tout pour être le centre du monde une fois que j’y suis arrivée ca n’a plus aucun intérêt.

...accro…

Accro à tout, au sucre, au rêve, à la solitude, à la foule, à l’alcool, à l’amour, à la bouffe. Il est heureux que je n’ai encore jamais essayé la drogue où je serais en train de me prostituer ou de tuer pour une dose d’héroïne.

...fidele en amitié…

Même si mes amis ne le savent pas toujours.

... une personne honorable

C’est peut être bien pour ca que j’ai une peur panique de me marier.

Je vis dans un monde virtuel.

Parce que le réel c’est ennuyeux.

Je doute de moi.

Parce qu’il ne faudrait pas que les autres le fassent à ma place.

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